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        <title>Yannick Fer - actualites_scientifiques</title>
        <description>Sociologie, anthropologie des églises de Polynésie. Les protestants évangéliques, les pentecôtistes... et tous les autres</description>
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        <lastBuildDate>Tue, 18 Nov 2008 10:19:46 +0100</lastBuildDate>
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                <title>Pentecôtisme et culture en Polynésie française : nouvel article en ligne</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
                                                <category>Actualités scientifiques</category>
                                                <pubDate>Tue, 16 Sep 2008 21:12:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/02/1799924235.gif&quot; id=&quot;media-1279784&quot; alt=&quot;Tikitiki.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1279784&quot; /&gt;La question des relations entre christianisme(s) et culture(s) dans les îles du Pacifique est à la fois un thème classique de l'anthropologie et un point sensible qui suscite réflexions, débats et controverses. Elle touche en effet implicitement à la définition de la culture, voire de l'authenticité culturelle, à partir de laquelle les anthropologues abordent ces sociétés. Décrire le christianisme contemporain en Océanie, surtout les églises les plus récentes où l'articulation entre culture locale et foi chrétienne n'est souvent pas évidente de prime abord, c'est toujours prendre le risque d'apparaître comme quelqu'un qui choisit délibéremment d'ignorer la spécificité culturelle locale en se concentrant sur une sorte de religieux &quot;hors sol&quot;. Le pentecôtisme est-il une religion totalement étrangère à la culture polynésienne? Peut-on identifier dans les pratiques des pentecôtistes polynésiens des correspondances avec une culture pré-chrétienne ou avec ce qu'on appelle aujourd'hui la &quot;tradition chrétienne&quot; (incarnée par les églises historiques, comme l'église protestante ma'ohi)? La conversion au pentecôtisme traduit-elle une occidentalisation, une forme d'acculturation, liée par exemple&amp;nbsp; à l'urbanisation et à l'individualisation des modes de vie ? Ou le pentecôtisme participe-t-il aussi aux recompositions&amp;nbsp; contemporaines de l'identité culturelle polynésienne?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sur toutes ces questions délicates à manier, j'ai publié en 2004 dans le &lt;b&gt;&lt;i&gt;Journal de la Société des Océanistes&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; un article intitulé &quot;Le pentecôtisme en Polynésie française: innovations religieuses et dynamiques du changement socioculturel&quot;, qui est maintenant disponible en ligne &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://jso.revues.org/index145.html&quot;&gt;en cliquant ici&lt;/a&gt;. Avec quelques années de recul, les positions prises dans cet article me paraissent aujourd'hui trop tranchées, elles manquent un peu de nuances, en&amp;nbsp; voulant prendre trop systématiquement le contre-pied des analyses traditionnelles en termes d'opposition culture/importation, acculturation/authenticité. Bonne lecture !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Nb&lt;/span&gt;. Le tiki (sculpture polynésienne) en illustration est le logo de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.oceanistes.org/&quot;&gt;Société des Océanistes&lt;/a&gt;, qui publie le journal du même nom.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>L'émotion en pentecôtisme: nouvel article en ligne</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
                                                <category>Actualités scientifiques</category>
                                                <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 15:06:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/00/1528202784.jpg&quot; id=&quot;media-1107434&quot; alt=&quot;A pentecôte 2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1107434&quot; height=&quot;106&quot; width=&quot;163&quot; /&gt;Le pentecôtisme est souvent qualifié de &quot;protestantisme de l'émotion&quot;. Cette expression, essentiellement inspirée par l'effervescence des cultes pentecôtistes, conduit parfois à des analyses tronquées, tant il est vrai que la notion d'émotion renvoie à un ensemble de présupposés, de (dis)qualifications liées à des oppositions classiques comme émotion/raison, à la notion de &quot;civilisation&quot; telle qu'elle a été déconstruite par Norbert Elias (&lt;i&gt;La civilisation des moeurs&lt;/i&gt;), à des rapports sociaux de domination (analysés notamment par Pierre Bourdieu dans &lt;i&gt;La Distinction&lt;/i&gt;), des préjugés de genre (comme l'a montré l'anthropologue américaine Catherine Lutz, la femme étant bien entendu supposée prompte à l'émotion quand l'homme se doit d'incarner la raison), etc...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/00/1549462732.jpg&quot; id=&quot;media-1107426&quot; alt=&quot;ASSR.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1107426&quot; /&gt;Dans un article intitulé &lt;font color=&quot;#993366&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Genèse des émotions au sein des Assemblées de Dieu polynésiennes&quot;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;, publié en 2006 dans les &lt;b&gt;&lt;i&gt;Archives des sciences sociales des religions&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, je m'efforçais de réexaminer ces présupposés, ces biais de l'analyse traditionnellement développée par les sociologues français des religions, à partir du terrain des Assemblées de Dieu de Polynésie française, auxquelles je me suis intéressé dans le cadre de &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Pentec%C3%B4tisme-Polyn%C3%A9sie-fran%C3%A7aise-LEvangile-relationnel/dp/2830911598&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ma thèse&lt;/a&gt;. Je m'intéressais en particulier à une tradition d'interprétation des écrits d'Émile Durkheim (&lt;i&gt;Les formes élémentaires de la vie religieuse&lt;/i&gt;) qui voudrait faire de l'émotion religieuse un stade pré-social, alors qu'E. Durkheim insiste au contraire sur la dimension socialement construite non seulement des formes que prend l'expression des émotions, mais aussi des contenus de sens qui les suscitent.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cet article est depuis hier disponible, en lecture intégrale, sur le site des &lt;i&gt;Archives des sciences sociales des religions.&lt;/i&gt; Pour le lire, il suffit donc de cliquer &lt;a href=&quot;http://assr.revues.org/document3265.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;b&gt;ici&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et comme c'est une revue sérieuse, il y a aussi un résumé en français, en anglais et en espagnol:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#993366&quot;&gt;Résumé&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; En s'en tenant à une lecture de l'émotion en religion comme expérience « élémentaire » pré-sociale, la sociologie ne peut rendre compte de toutes les dimensions du pentecôtisme contemporain. L'analyse des Assemblées de Dieu de Polynésie française met à jour non un simple processus régressif, mais une articulation complexe entre personnalisation des croyances, travail institutionnel et expressions émotionnelles. Au-delà de l'effervescence apparemment désordonnée des cultes, celles-ci s'inscrivent finalement dans le cadre d'un « évangile relationnel » en affinité avec l'idéologie moderne de la « société de communication ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Abstract&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Sociology can not understand all the aspects of contemporary Pentecostalism when it confines the reading of religious emotion as pre-social “elementary” experience. The analysis of the Assemblies of God of French Polynesia shows a complex combination between personalization of beliefs, institutional work and emotional expressions rather than a plain backward process. Beyond the seemingly disorganized effervescence of the worship, these emotional expressions are part of a “Relationship Gospel” in affinity to the modern ideology of the “Society of Communication”.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;Resúmen&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Al tenerse a una lectura de la emoción en religión como experiencia “elementaria” pre-social, la sociologica no puede dar cuenta de todas las dimensiones del pentecotismo contemporáneo. El análisis de las Assembleas de Dios en Polinesia francesca revela no un sencillo proceso regresivo sino una articulation compleja entre personalización de las creyencias, trabajo institucional y expresiones emocionales. Aquellas, más allá de la efervescencia al parecer desordenado de los cultos, se inscriben en el marco de un “evangelio relacional” en afinidad con la ideología moderna de la “sociedad de comunicaciones”.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;i&gt;Illustration: rassemblement de Pentecôte, assemblées de Dieu de Polynésie française (Y. Fer, 2002).&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Une coopérative de pêcheurs aux îles Australes: texte en ligne</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
                                                <category>Actualités scientifiques</category>
                                                <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 19:10:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/00/772710325.jpg&quot; id=&quot;media-924147&quot; alt=&quot;1177209814.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-924147&quot; height=&quot;154&quot; width=&quot;105&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(&lt;b&gt;Mis à jour le 26 août 2008&lt;/b&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Avant de m'intéresser aux églises protestantes, j'avais réalisé en 1993 une première étude consacrée à une coopérative de pêcheurs sur l'île de Rurutu (archipel des Australes, Polynésie française). J'y analysais la mise en place de cette coopérative, précédée par celle d’un syndicat professionnel de pêcheurs et suivie de l’acquisition d’un thonier semi-industriel, sur une île où la pêche était jusque-là davantage intégrée à des relations d’échanges non-marchands. L'échec de ce projet financé par le Fonds européen de développement (FED) ne faisait qu'annoncer le fiasco constaté cette année par la chambre territoriale des comptes de Papeete, que l'on peut consulter en ligne (cliquer &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.ccomptes.fr/CTC02/documents/ROD/PFR200802.pdf&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; ou rendez vous sur le site de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.ccomptes.fr/CTC02/Accueil.html&quot;&gt;Cour des comptes)&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Les Nouvelles de Tahiti&lt;/i&gt; en ont aussi publié quelques extraits, dans leur édition du 11 août 2008.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le rapport évoque un &quot;bilan consternant&quot;: insuffisances des politiques de formation , trop faible diffusion des techniques modernes de pêche et de commercialisation, inadaptation du statut et de la rémunération du pêcheur hauturier, régression des exportations. Le gouvernement local avait lancé un programme de construction en défiscalisation de 56 navires de pêche, dont 43 thoniers de pêche en haute mer. 43 ont été construits jusqu'en 2005, &quot;une dizaine de thoniers palangriers restent amarrés en permanence au quai, sans preneur ni activité. Sur les 33 bateaux exploités, une dizaine d'armateurs seulement paient régulièrement les échéances de loyer et d'emprunt&quot;. Pour payer ces échéances, il faut non seulement pêcher (beaucoup), mais encore vendre... Faute d'y arriver, les pêcheurs de Rurutu ont rapidement été contraints de vendre leur bateau, le &lt;i&gt;Toerau Moana&lt;/i&gt;, aux enchères. Les débouchés locaux sont restés limités et l'exportation n'a jamais décollé. Elle devait atteindre 3 milliards de Francs Pacifique (25 millions d'euros), on en était à 8 fois moins en 2005.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette étude a donné lieu à la publication d'un article en 2000, dans la &lt;a href=&quot;http://www.upf.pf/recherche/IRIDIP/RJP/RJP.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Revue juridique polynésienne&lt;/a&gt;, article désormais disponible sur le serveur HAL-SHS, en cliquant &lt;a href=&quot;http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00266473/fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Bonne lecture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #1e5619;&quot;&gt;&lt;b&gt;Photo&lt;/b&gt;: le thonier &lt;i&gt;toerau moana&lt;/i&gt; en 1993 dans le port de Moerai (Rurutu), Y. Fer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Christianisme en Océanie: journées d'études en mai 2008</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 17 May 2008 15:44:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Innovations religieuses et dynamiques du changement culturel en Océanie contemporaine&quot;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/02/253978826.jpg&quot; id=&quot;media-1019051&quot; alt=&quot;581841126.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1019051&quot; height=&quot;190&quot; width=&quot;133&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;i&gt;Journées d'études internationales (&lt;/i&gt;Réseau Asie-Imasie, GSRL, IRIS), 29-30 mai 2008 à Paris&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La présence et l'influence des églises chrétiennes en Océanie sont aujourd'hui devenues des données incontournables de l'analyse de ces sociétés insulaires et des dynamiques régionales. Les églises dites «historiques» ou «traditionnelles» avaient accompagné les indépendances politiques en élaborant un discours chrétien sur les identités culturelles locales face à l'occidentalisation. À partir des années 1980, ce discours sur la tradition a donné lieu&amp;nbsp; à d'importants débats au sein de l'anthropologie, autour du concept d' &quot;invention de la tradition&quot;. Il s'agissait au départ de souligner le rôle des mobilisations politiques contemporaines dans la reformulation de l'identité culturelle et de la tradition. Autrement dit, la tradition ou la culture n'étaient pas quelque chose d'immuable, intemporel, mais un contenu malléable en fonction d'intérêts, de contextes, d'enjeux politiques. De là, on a parfois glissé vers des tentatives de disqualification des discours océaniens sur la tradition, avec des anthropologues se posant en gardiens de l'authenticité culturelle contre les élites océaniennes. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/02/1257496862.jpg&quot; id=&quot;media-1020435&quot; alt=&quot;1814299025.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1020435&quot; height=&quot;106&quot; width=&quot;141&quot; /&gt;Depuis plusieurs années, l'essor des églises mormones et adventistes, puis de la «troisième vague» du christianisme océanien - les mouvements évangéliques et pentecôtistes - semble contester, fragiliser cette &quot;tradition culturelle chrétienne&quot; élaborée par les églises historiques et faire entrer l'Océanie dans une nouvelle phase de globalisation religieuse. De nombreux anthropologues considèrent notamment&amp;nbsp; que ces églises sapent les fondements de la vie communautaire et détruisent la mémoire culturelle. Une des questions que l'on peut se poser est de savoir si à leur tour, ces églises sont susceptibles de faire émerger de nouvelles &quot;traditions&quot;, de nouvelles articulations entre christianisme et cultures, traditions locales.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'anthropologie a parfois du mal à appréhender ces changements religieux et les renversements de perspective qu'ils produisent. En Océanie comme ailleurs, le fait que les pays occidentaux (surtout européens) soient désormais perçus par beaucoup de Chrétiens du &quot;Sud&quot; comme des sociétés en voie de déchristianisation, voire comme des terres de mission, incite à ne plus appréhender uniquement le christianisme comme un facteur d'occidentalisation.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/02/1984535755.jpg&quot; id=&quot;media-1020481&quot; alt=&quot;957632340.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1020481&quot; height=&quot;99&quot; width=&quot;151&quot; /&gt;Les journées d'études qui auront lieu les 29 et 30 mai visent à la fois à dresser un état des lieux du christianisme océanien contemporain et à réfléchir aux approches anthropologiques disponibles pour rendre compte des rapports complexes entre christianisme et cultures locales. Elles rassembleront plusieurs des meilleurs spécialistes de ces questions, pour deux jours de discussion organisées en trois ateliers et une table ronde. Pour lire le programme détaillé, &lt;a href=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/02/861452690.pdf&quot; title=&quot;media-1020427&quot; id=&quot;media-1020427&quot; name=&quot;media-1020427&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;Illustrations:&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; 1ère page du programme (photo G. Malogne-Fer, vitraux de la cathédrale de Papeete) ; temple mormon à Moorea (G. Malogne-Fer) ; petite église à Manus Island, Papouasie Nouvelle-Guinée (original sur le site &lt;a href=&quot;http://www.britannica.com/ebc/art-6511/Church-near-Lorengau-Manus-Island-Papua-New-Guinea&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Britannica&lt;/a&gt;).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Spiritual Mapping: un entretien à écouter sur la Radio Suisse Romande</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 01 Mar 2008 19:00:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/00/914553790.jpg&quot; id=&quot;media-876013&quot; alt=&quot;302199124.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-876013&quot; /&gt;Le &lt;b&gt;&lt;i&gt;Spiritual Mapping&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; (&quot;cartographie spirituelle&quot;) est une des tendances en forte progression au sein du protestantisme charismatique. En lien avec les théologies du combat spirituel élaborées depuis une vingtaine d'années par les auteurs de la &quot;troisième vague&quot; pentecôtiste - le principal étant C. Peter Wagner, qui a longtemps enseigné au &lt;a href=&quot;http://www.fuller.edu/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;i&gt;Fuller Theological Seminary&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Pasadena -, le &lt;i&gt;Spiritual Mapping&lt;/i&gt; vise à identifier - notamment dans les villes - les esprits tutélaires des lieux censés influencer (en mal, évidemment) la vie de leurs habitants. L'histoire, les noms de lieu, les symboles religieux (ou anti-religieux), les lieux de culte non-chrétiens, les activités pratiquées à tel endroit ou encore les lieux de pouvoir sont réinterprétés comme autant d'indices sur la piste des mauvais esprits.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La société &lt;a href=&quot;http://www.sentinelgroup.org/&quot;&gt;&lt;i&gt;Sentinel Group&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; dirigée par George Otis Jr s'est spécialisée dans la diffusion de reportages vidéo illustrant l'efficacité supposée de ce &lt;i&gt;Spiritual Mapping&lt;/i&gt; par des récits de &quot;libération&quot; de différentes villes sur tous les continents. La série &lt;i&gt;Transformations&lt;/i&gt; (dont le site Internet de Sentinel Group propose des &lt;a href=&quot;http://www.sentinelgroup.org/trailer.asp&quot;&gt;extraits&lt;/a&gt;) en particulier a circulé dans les églises du monde entier et joué un rôle important dans la diffusion de ces pratiques, qui conduisent à un réinvestissement symbolique des territoires.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/01/606620191.jpg&quot; id=&quot;media-877147&quot; alt=&quot;293325130.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-877147&quot; height=&quot;52&quot; width=&quot;52&quot; /&gt;Dans le cadre d'une série d'émissions intitulée &quot;Qui veut la peau du diable&quot; diffusée cette semaine par la Radio Suisse Romande , le journaliste Jean-Christophe Emery m'a demandé de préciser les contours et les enjeux du &lt;i&gt;Spiritual Mapping.&lt;/i&gt; Pour accéder à l'enregistrement de cette émission (30 mn), cliquez &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fer.malogne.free.fr/entretien_RSR.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>La laïcité, un principe à géométrie variable dans l'Outre-mer français (nouvelle publication)</title>
                <link>http://yannickfer.hautetfort.com/archive/2008/01/26/laicite-s-outre-mer-nouvelle-publication.html</link>
                <author>noreply@ (Yann)</author>
                                                <category>Actualités scientifiques</category>
                                                <pubDate>Wed, 06 Feb 2008 09:25:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/01/3939bf31fd9019087af3eeaf0fce6be9.jpg&quot; id=&quot;media-798079&quot; title=&quot;églises,christianisme,laïcité,outre-mer,mayotte,polynésie,nouvelle-calédonie,antilles,baubérot,regnault&quot; alt=&quot;069e5fba2acc458c32fdf689d1c9a7d0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-798079&quot; height=&quot;150&quot; width=&quot;109&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est l'article 1er de la Constitution qui l'affirme: &quot;La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale&quot;. La laïcité, principe fondateur de la république française, suppose à la fois la neutralité de l'État à l'égard des religions et le cantonnement - au moins relatif - de la religion dans la sphère privée. Autrement dit, selon l'excellente formule de Khaled Benchir, &quot;Il faut que la loi puisse préserver la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dire la loi&quot; (&lt;b&gt;1&lt;/b&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Alors que les relations entre églises et autorités politiques en France font à nouveau débat depuis les déclarations, disons déconcertantes, de N. Sarkozy, notamment lors des discours prononcés au &lt;a href=&quot;http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=cview&amp;amp;press_id=819&amp;amp;cat_id=7&amp;amp;lang=fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Vatican le 20 décembre 2007&lt;/a&gt; et devant le &lt;a href=&quot;http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=cview&amp;amp;press_id=819&amp;amp;cat_id=7&amp;amp;lang=fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Conseil consulatif de Riyad (Arabie Saoudite) le 14 janvier 2008&lt;/a&gt;, le détour par l'Outre-mer français sème encore plus le trouble: saviez-vous que la loi de 1905 de séparation de l'église et de l'État n'a jamais été appliquée en Polynésie française? Qu'il existe à Mayotte un statut civil de droit musulman? Et jusqu'à quel point les relations entre coutume, État et Église catholique à Wallis et Futuna sont-elles compatibles avec l'article 1er de la Constitution? Autant d'excellentes questions explorées par le livre collectif édité par &lt;a href=&quot;http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jean Baubérot&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/archive/2007/09/12/tahiti-malade-de-ses-politiques-entretien-avec-j-m-regnault.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jean-Marc Regnault&lt;/a&gt;, qui vient de sortir aux éditions Les Indes Savantes. Ces articles, rassemblés à la suite d'un colloque organisé en avril 2005 à l'IESR (&lt;a href=&quot;http://www.iesr.ephe.sorbonne.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Institut européen en sciences des religions&lt;/a&gt;), couvrent l'ensemble des départements, territoires, pays et autres collectivités de l'Outre-mer français à l'exception de Saint Pierre et Miquelon (cliquer &lt;a href=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/00/60fdf0f6924e48b213286fe383173958.pdf&quot; title=&quot;media-803631&quot; id=&quot;media-803631&quot; name=&quot;media-803631&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour le sommaire). Ils analysent, au-delà des relations entre institutions religieuses et politiques, les pratiques politiques et les perceptions de la laïcité des Français d'Outre-mer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/00/fd854af8412040de526680029bf6752d.jpg&quot; id=&quot;media-803640&quot; title=&quot;temaru,coppenrath,tahiti,polynésie&quot; alt=&quot;10cbe9966fbce8ad9bdf517799f221aa.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-803640&quot; /&gt;La &lt;b&gt;Polynésie française&lt;/b&gt; a droit à un chapitre particulièrement étoffé, avec cinq articles. &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;J.-M. Regnault&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; revient d'abord en détail sur l'état quasiment inextricable de la législation en vigueur en Polynésie française, où le tribunal administratif a souvent été amené à trancher entre les interprétations divergentes du représentant de l'État (haut-commissaire de la république), du gouvernement local et des églises. Une législation qui, telle qu'elle est appliquée, autorise par exemple le gouvernement local à subventionner les activités des églises ou encore oblige l'église protestante à soumettre la composition de son conseil d'administration à l'agrément du haut-commissaire...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Daniel Margueron&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;, dans l'article suivant, apporte un éclairage intéressant sur la manière dont la notion de laïcité est comprise au sein du protestantisme en Polynésie française. Les responsables d'église interrogés soulignent que, même s'il est désormais admis qu'il y a des domaines de la vie sociale où la religion n'a pas sa place (l'école laïque, en particulier), il n'y a toujours pas de mot dans la langue tahitienne pour traduire &quot;laïcité&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;En Polynésie&quot;, &lt;i&gt;dit le président de l'église protestante ma'ohi (EPM), Taarii Maraea&lt;/i&gt;, &quot;nous n'avons pas connu l'histoire, le contexte qui a créé cette notion de laïcité, apparue en Europe au cours du 19ème siècle. Bien au contraire, c'est une notion étrangère au vécu polynésien, mais c'est quand même une notion importante pour la Polynésie, une notion sur laquelle le protestantisme doit amener sa réflexion car la Réforme a porté les germes de la laïcité. Nous devons donc être porteurs d'une laïcité à la polynésienne et la faire vivre car notre pays a besoin de tolérance, de cette conscience de liberté.&quot; (p. 131-132)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce point de vue a conduit T. Maraea, en 2004, à prendre position contre la présence d'un crucifix dans l'enceinte de l'assemblée de Polynésie française, un crucifix alors accroché (et finalement décroché devant les réactions qu'il a suscitées) par le nouveau président &lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/01/7b632adb3b0db36289c622c3c1e796f3.jpg&quot; id=&quot;media-807453&quot; title=&quot;geros,polynésie&quot; alt=&quot;6aaad3455bd35dba4e21c6cf3186f29e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-807453&quot; /&gt;de l'assemblée Tony Geros (ci-contre), indépendantiste et catholique. Une position de l'EPM que &lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Bruno Saura&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, dans son article sur les interactions des espaces politique et religieux en Polynésie française, analyse aussi comme une réaction face à la progression du catholicisme à Tahiti. En tout cas, la laïcité a bien été invoquée au cours de ces controverses, parfois par&amp;nbsp; des hommes politiques qui y ont vu une façon habile de s'opposer aux indépendantistes en se parant des habits de la &quot;modernité&quot; pour mieux les renvoyer à un supposé archaïsme, mais aussi par des responsables politiques sincèrement convaincus, comme Nicole Bouteau ou &lt;a href=&quot;http://www.heiura-lesverts.p&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Heiura-les verts&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Gwendoline Malogne-Fer&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; revient justement, dans un autre article de ce chapitre polynésien, sur les difficultés rencontrées par l'église protestante dans ses tentatives de redéfinition des relations entre église et politique, à travers la décision prise en 1996 (et appliquée pour la première fois lors des élections municipales de mai 2001) d'interdire aux diacres, évangélistes et pasteurs d'être candidats à un mandat politique. Elle montre à quel point cette décision a été mal vécue et combattue par beaucoup de paroissiens, notamment dans les petites îles où la conception traditionnelle selon laquelle les diacres sont des autorités morales utiles à la gestion des affaires publiques est encore très forte. Mais cette conception a aussi servi d'appui aux partis politiques, notamment le Tahoeraa Huiraatira de Gaston Flosse, pour enfermer les responsables d'église dans des rapports d'allégeance et de clientélisme dont l'église a souhaité s'extirper. Dans le même temps, elle apparaît toujours plus politique par ses prises de position sur l'indépendance, le nucléaire, etc. Il faut donc se désengager d'un côté pour pouvoir espérer jouer de l'autre un rôle de &quot;sentinelle vigilante&quot; capable d'interpeller la société et les autorités politiques.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Enfin, j'ai participé à ce livre en analysant les relations entre &lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;pentecôtisme et politique&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; en Polynésie française, en montrant notamment comment les assemblées de Dieu, si elles ont été à leur début étroitement contrôlées, voire freinées par les dispositifs de régulation étatique du religieux (en particulier le refus de visas aux missionnaires étrangers), sont finalement apparues à un&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/01/ee932e045aea394d022fcefe57ef1c81.jpg&quot; id=&quot;media-807499&quot; alt=&quot;43dd882cade8bcc45374273885bf679d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-807499&quot; /&gt; moment donné au gouvernement local comme un partenaire utile pour mettre en place des politiques explicitement chrétiennes à destination des jeunes. Le ministre de la jeunesse et des sports du gouvernement Flosse, Reynald Temarii (élu en 2007 vice-président de la FIFA), déclarait ainsi en 2002, à propos de la subvention accordé par son ministère au concert de rock évangélique du chanteur canadien &lt;a href=&quot;http://www.lucdumont.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Luc Dumont&lt;/a&gt;:&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&quot;Contrairement à la métropole où la laïcité empêche ce genre d'initiative, nous pensons que la foi peut aider au développement de l'enfant et des jeunes&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(&lt;b&gt;1&lt;/b&gt;) &lt;i&gt;Déclaration faite lors de son audition par la commission &quot;Les socialistes et l'individu&quot;, 3ème forum de la rénovation du parti socialiste français (20 janvier 2008, &lt;a href=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/02/10fe49912e4763e9bb56c2f418ab23ad.pdf&quot; title=&quot;media-820328&quot; id=&quot;media-820328&quot; name=&quot;media-820328&quot;&gt;compte rendu&lt;/a&gt; p. 33).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Religion, genre et pouvoir en Polynésie française (Gwendoline Malogne-Fer)</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 19 Jan 2008 15:20:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/00/c09479f696651bea86891be398c53a99.jpg&quot; id=&quot;media-778072&quot; title=&quot;malogne-fer,église,femme,christianisme,polynésie,océanie,karthala,sociologie,anthropologie,maohi&quot; alt=&quot;a057bd05968ebae40cc4404f7d6df231.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-778072&quot; height=&quot;176&quot; width=&quot;119&quot; /&gt; Si les débats houleux sur l’ordination de prêtres ou pasteurs homosexuels occupent souvent le devant de la scène, la question de l’ordination des femmes continue de se poser à de nombreuses églises protestantes dans le monde. &lt;a href=&quot;http://www.protestants.org/textes/femmes_pasteurs/pasteur_femme_historique.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;En France&lt;/a&gt;, l’église réformée – qui comptait dès 1949 quelques femmes pasteures – reconnaît le pastorat féminin, officiellement et sans restriction (l’obligation de célibat pour ces femmes ayant alors été levée) depuis 1966. Mais ce n’est qu’en 2005 que la fédération baptiste a franchi le pas. Les assemblées de Dieu y sont encore réticentes, en dépit des nombreux exemples donnés par d’autres assemblées de tous les continents.&lt;br /&gt; Dans les îles du Pacifique, c’est la &lt;b&gt;&lt;i&gt;United Church of Papua New Guinea&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; qui a été, en 1976, la première église protestante à ordonner des femmes. L’église protestante de &lt;a href=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/archive/2007/08/23/c-est-ou-kiribati.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kiribati&lt;/a&gt; a suivi en 1984, la &lt;i&gt;Free Wesleyan Church&lt;/i&gt; de Tonga en 1990. Dans cette église, la plupart des femmes ordonnées occupaient des postes d’enseignantes ou de principales dans les Colleges méthodistes, responsabilités qu’elles ont généralement conservées après l’ordination, qui vaut surtout reconnaissance de leur contribution à la vie de l’église et du rôle essentiel qu’y jouent les écoles. En 1991, l’église évangélique en Nouvelle-Calédonie et aux îles Loyauté a rejoint le mouvement.&lt;br /&gt; En revanche, les églises protestantes historiques des îles Cook (&lt;i&gt;Cook Islands Christian Church&lt;/i&gt;) et de Samoa (méthodiste et &lt;i&gt;Congregational&lt;/i&gt;) s’y refusent toujours. Les premières femmes samoanes ordonnées pasteures l’ont été en Nouvelle-Zélande, où vit une importante communauté samoane (130 000 en 2006) : elles sont aujourd’hui pasteures au sein des églises presbytérienne et méthodiste néo-zélandaise, le plus souvent dans des paroisses pakeha (Néo-zélandais d’origine européenne).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le livre que vient de publier &lt;b&gt;Gwendoline Malogne-Fer&lt;/b&gt; aux éditions &lt;a href=&quot;http://www.karthala.com/rubrique/detail_produit.php?id_oeuvre=1832&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Karthala&lt;/a&gt;, &lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Les femmes dans l’église protestante ma’ohi.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/01/4dc9a03404f0d7e53729dcf63b6ca72e.jpg&quot; id=&quot;media-782447&quot; title=&quot;femmes,maohi,église,christianisme,polynésie,tahiti&quot; alt=&quot;7b62275de14ea0e376afe9452468cfdd.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-782447&quot; height=&quot;101&quot; width=&quot;158&quot; /&gt; &lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Religion, genre et pouvoir en Polynésie française&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;,&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; prend le temps d’analyser en détail tous les enjeux liés à l’accession de ces femmes aux responsabilités d’église, à travers le cas de l’église protestante historique de Polynésie française.Cette église, qui rassemble aujourd’hui environ 40% de la population, a autorisé les femmes à devenir pasteures en 1995, après de longues années de discussion et à la faveur de ce que l’ancien secrétaire général de l’église, Ralph Teinaore, qualifiait en 2001 de «coup d’État»:&lt;/div&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Alors que tout le monde était focalisé sur la décision de Chirac de reprendre les essais nucléaires, alors comme tous les esprits étaient tournés vers là&lt;/i&gt; [on a demandé] &lt;i&gt;&quot;et les femmes?&quot; &quot;Les femmes?&quot; &quot;Ok !&quot; Parce que personne ne voulait en discuter.&lt;/i&gt; (p. 198)&lt;/div&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;- Les femmes, le mariage et l’élaboration d’un modèle paroissial fondé sur le &quot;couple pastoral&quot;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;La première partie du livre prend pour point de départ le regard des missionnaires de la &lt;i&gt;London Missionary Society&lt;/i&gt; (LMS) sur la société polynésienne et les femmes en particulier, regard qui les amène à placer l’institution du mariage au cœur de leur projet missionnaire. Il y a d’abord le refus, exprimé dès 1797 (année de l’arrivée du premier bateau de la LMS à Tahiti) par les responsables de la mission, de laisser les missionnaires célibataires épouser des Tahitiennes, sous prétexte qu’elles ne «sont pas chrétiennes». &lt;a href=&quot;http://www.wholesomewords.org/missions/inott.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Henri Nott&lt;/a&gt;, qui voulait épouser une Tahitienne convertie, ne réussit pourtant pas à faire accepter son projet par ses confrères et épousa finalement une Anglaise… comme tous les autres missionnaires anglais qui, à partir de 1806, doivent se marier avant de partir en Polynésie.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Curieusement, cette obligation du mariage a été reprise ensuite pour les pasteurs polynésiens et s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui. Etre marié était même, jusque dans les années 1960, une obligation pour ceux qui souhaitaient devenir membres d’église (&lt;i&gt;etaretia&lt;/i&gt;). Car les missionnaires ont vu dans le mariage un élément essentiel de «civilisation» des mœurs polynésiennes, d’une part pour mettre en place des «familles chrétiennes» centrées sur le couple et ses enfants et d’autre part pour encadrer une sexualité qui leur paraissait trop débridée.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/01/4a415abfd557c6c27497e04e0e2e51e1.jpg&quot; id=&quot;media-782454&quot; title=&quot;femmes,maohi,église,christianisme,polynésie,tahiti&quot; alt=&quot;e8a2fdf71197fe02462b016cc827ea93.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-782454&quot; /&gt; L’idée que les femmes devaient être des agents privilégiés de cette christianisation des mœurs polynésiennes, associée à l’insistance mise sur le couple conjugal, explique très largement le fonctionnement traditionnel de la paroisse tel qu’on l’observe encore aujourd’hui. D’un côté, des activités spécifiques aux femmes (comités des femmes, ateliers couture, réunions bibliques, etc…), héritage des cours de «rattrapage» souvent animés par les épouses de missionnaires. De l’autre, un «couple pastoral» au sein duquel l’épouse de pasteur remplit un rôle essentiel, que Gwendoline Malogne-Fer décrit comme un «ministère dérivé» : si le mari est le pasteur en titre, officiellement reconnu et rétribué, il ne peut faire fonctionner la paroisse sans &lt;b&gt;«Madame Pasteur»&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;Orometua Vahine&lt;/i&gt;) qui, par son travail bénévole lui permet de maîtriser tout ce qui s’y passe, y compris du côté des femmes.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#333399&quot;&gt;- Femmes de pasteurs, comités des femmes et organisations œcuméniques internationales&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;C’est à l’intersection de ces deux dynamiques – les femmes «entre elles» et le «&lt;b&gt;ministère dérivé&lt;/b&gt;» d’épouse de pasteur – qu’ont émergé progressivement les conditions d’une accession des femmes au pastorat. D’abord, il y a eu des femmes diacres (surtout à partir des années 1980), qui ont souvent acquis une légitimité au sein de l’église par leur capacité de travail et leur sérieux – là où les hommes diacres sont parfois critiqués pour se contenter des honneurs de la fonction et ne pas être assez à l’écoute des paroissiens.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Puis, des épouses de pasteurs ont eu accès à la même formation théologique que leurs maris, notamment au &lt;a href=&quot;http://www.ptc.ac.fj/fastpage/fpengine.php/templateid/1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;i&gt;Pacific Theological College&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Suva (Fidji) et ont même été diplômées en théologie. La question a alors commencé à se poser: ne seraient-elles pas aussi capables que leur mari d’exercer les fonctions pastorales?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/00/b0725698ff439365ccfa056a262d6d1a.jpg&quot; id=&quot;media-782338&quot; alt=&quot;1c11b10da216082d42022950e59adb0f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-782338&quot; height=&quot;102&quot; width=&quot;88&quot; /&gt;Mais c’est surtout lorsque des femmes de pasteurs ont été sollicitées pour participer aux réunions des organisations œcuméniques internationales, comme le &lt;a href=&quot;http://www.oikoumene.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Conseil œcuménique des églises&lt;/a&gt; et sa déclinaison régionale, la &lt;i&gt;Pacific Conference of Churches&lt;/i&gt;, que la pression sur les dirigeants de l’église s’est accentuée: ces organisations, très engagées en faveur de l’égalité hommes-femmes, sont aussi des lieux de rencontre, où les femmes polynésiennes ont découvert que beaucoup d’ «églises sœurs» du Pacifique avaient déjà des femmes pasteures. Dès lors, elles n’ont pas cessé de réclamer la même décision aux instances dirigeantes de leur église. Et pour pouvoir préparer ces réunions internationales et en rendre compte, elles ont mis en place dans toutes les paroisses polynésiennes des comités des femmes, qui ont souvent été le lieu de discussion sur la place des femmes dans l’église.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#333399&quot;&gt;- Les enjeux: professionnalisation, formation, théologie&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;G. Malogne-Fer montre que la question du pastorat des femmes ne se réduit pas à la redéfinition des identités de sexe et des rôles de l’homme ou de la femme dans la société polynésienne contemporaine, même si les femmes pasteures ont parfois des difficultés à concilier leur identité féminine avec l’image traditionnelle de la fonction pastorale. Elle comporte aussi des enjeux de pouvoir et s’inscrit dans un contexte plus large d’interrogations sur le rôle de l’église, sa conception de l’autorité, sa théologie et ses rapports ambigus avec la logique scolaire.&lt;br /&gt; L’entrée des femmes à l’école pastorale coïncide en effet avec l’élévation du niveau de &lt;b&gt;diplôme&lt;/b&gt; exigé,&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/00/e26ec0ed754acac066a3241a56c646af.jpg&quot; id=&quot;media-782463&quot; title=&quot;haapiti,moorea,église,protestante,maohi,sociologie,anthropologie,christianisme&quot; alt=&quot;5b8f9016e81991df445af8922e2ac6e6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-782463&quot; /&gt; et beaucoup de paroissiens y voient à la fois une mesure qui avantage trop nettement les femmes (meilleures à l’école!), qui fait du pastorat une affaire «d’intellectuels» au détriment de la foi et éloigne les pasteurs de la culture polynésienne en privilégiant les connaissances dispensées par l’école française. L’analyse des parcours de ces femmes permet de comprendre la manière dont elles-mêmes interprètent leur réussite scolaire et comment elles vivent le fait d’être souvent soupçonnées de ne pas être assez «ma’ohi» (polynésiennes, autochtones).&lt;br /&gt; L’arrivée des femmes pasteures amplifie aussi les évolutions du pastorat amorcées dans les années 1960, avec la montée des &lt;b&gt;ministères non paroissiaux&lt;/b&gt; (comme les aumôniers) qui paraissent plus en phase avec la société d’aujourd’hui et permettent surtout à ces femmes de trouver leur place dans une église où le ministère en paroisse reste fondé sur le modèle traditionnel de l’homme pasteur aidé de son épouse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;- Et le mari de la femme pasteure?&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;Une question préoccupe beaucoup de paroissiens à l’idée qu’une femme puisse un jour diriger leur paroisse: que va t-on faire de son mari? Cet embarras traduit, souligne G. Malogne-Fer, les limites du modèle conjugal car quand la femme devient pasteure, les choses commencent soudain à ne plus tourner tout à fait rond… Le conjoint, supposé être une aide, devient ici un problème. Il paraît difficile de lui confier le rôle traditionnel du conjoint de pasteur – animer les activités des femmes – ou de l’obliger à se consacrer entièrement à la vie paroissiale (il vaut mieux qu’il ait un emploi à l’extérieur). La vie conjugale de la femme pasteure devient un sujet de préoccupation pour la paroisse: on craint qu’elle ne s’avise de rabaisser son mari, non seulement dans la paroisse mais aussi dans son couple. Et une femme qui «ne respecte pas son mari» en le maintenant dans une position inférieure ne manque-t-elle pas aussi, du même coup, de respect vis-à-vis de ses paroissiens?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les maris de pasteures auraient tout à gagner à une séparation stricte de la vie privée et du ministère, qui n’est pas encore acquise. En attendant le jour où l’église acceptera officiellement les pasteur(e)s célibataires ou, comme c’est le cas dans de nombreuses églises du Pacifique, d’ordonner des couples pasteurs: pas un homme pasteur aidé de son épouse bénévole, ni une femme pasteure et son mari, mais tout simplement un pasteur marié… à une pasteure.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Illustrations:&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;- Rassemblement des femmes de l'église à Tipaerui, Tahiti, en 2001&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; (G. Malogne-Fer).&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;- Logo du Conseil oecuménique des églises.&lt;/div&gt; 
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                <title>Diasporas asiatiques dans le Pacifique : état des lieux</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 08 Aug 2007 21:50:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;À l’invitation du réseau Asie-IMASIE, un atelier en deux parties (&lt;a href=&quot;http://www.reseau-asie.com/cgi-bin/prog/pform.cgi?langue=fr&amp;amp;Mcenter=colloque&amp;amp;TypeListe=showdoc&amp;amp;email=&amp;amp;password=&amp;amp;ID_document=443&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;1&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.reseau-asie.com/cgi-bin/prog/pform.cgi?langue=fr&amp;amp;Mcenter=colloque&amp;amp;TypeListe=showdoc&amp;amp;email=&amp;amp;password=&amp;amp;ID_document=444&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;2&lt;/a&gt;) sur le thème «&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#333300&quot;&gt;&lt;i&gt;diasporas asiatiques dans le Pacifique, histoire des représentations et enjeux contemporains&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;» aura lieu le 26 septembre prochain à Paris, dans le cadre du congrès biannuel du réseau. L’occasion de faire un premier état des lieux des recherches sur ces communautés d’origine asiatique du Pacifique, souvent figures idéales de l’étranger symbolisant un ensemble d’évolutions qui les dépassent: globalisation économique, pluralisme culturel et religieux, migrations et urbanisation. Petit tour d’horizon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/02/cfaf760674d5fdae007a371f464d7138.jpg&quot; id=&quot;media-490053&quot; alt=&quot;933a12904d9e1781873e95853ba91cf7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-490053&quot; height=&quot;106&quot; width=&quot;168&quot; /&gt; Le dernier rapport de l’&lt;a href=&quot;http://www.unfpa.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;UNFPA&lt;/a&gt;, le fonds des Nations-Unies pour les populations, souligne que l’Océanie est aujourd’hui la région du monde qui compte le taux le plus important de migrants (15,6%), concentrés en Nouvelle-Zélande et en Australie. &lt;b&gt;La Nouvelle-Zélande&lt;/b&gt;, dont nous parlera &lt;a href=&quot;http://www.otago.ac.nz/profiles/staff/paolavoci.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Paola Voci&lt;/a&gt;, enseignante en langues et cultures chinoises à l’université d’Otago (Dunedin), comptait au recensement de 2006 9,2% de sa population d’origine asiatique, dont les deux tiers vivent dans la région d’Auckland. La plus importante communauté est chinoise – 147570 personnes et une augmentation de 40,5% entre 2001 et 2006 – devant les Indiens (104583, +68,2%) et les Coréens (30792, +61,8%). Les politiques migratoires néo-zélandaises expliquent en partie la grande diversité religieuse observable dans une société où une personne sur quatre se déclare pourtant sans religion : bouddhistes, hindous, sikhs, mais aussi églises chrétiennes coréennes ou samoanes, etc… une mosaïque culturelle qui se combine avec la multiplicité des courants protestants (voir par exemple &lt;a href=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/archive/2006/08/10/histoire-et-mesaventures-des-freres-larges-et-etroits-en-ter.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ma note du 16 août 2006&lt;/a&gt; sur les communautés darbystes).&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;À &lt;b&gt;Fidji&lt;/b&gt;, comme je l'expliquais dans &lt;a href=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/archive/2006/12/10/fidji-etat-chretien-ou-democratie-pluraliste-les-eglises-chr.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;une note du 11 décembre dernier&lt;/a&gt;, les coups d’État survenus depuis 1987 ont tous à voir avec la &lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/01/4f7eaf64e727b2b33f089a4a2868b4da.jpg&quot; id=&quot;media-490643&quot; alt=&quot;34763013c52ff599f2a83b1a86945efe.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-490643&quot; /&gt;coexistence dans ce pays – dans une proportion proche de 50/50 – de Fidjiens d’origine autochtone («ethnic Fijians») à 99% chrétiens et de Fidjiens d’origine indienne («Indo-Fijians»), dont la présence remonte à la fin du 19ème siècle, lorsque les Britanniques sont allés chercher en Inde la main d’œuvre pour les plantations de cannes à sucre. Ceux-ci sont très majoritairement hindous, avec environ 15% de musulmans et quelques chrétiens. Certaines églises chrétiennes, comme l’église méthodiste, qui rassemble 36% de la population (66% des Ethnic Fijians), défendent aujourd'hui une conception de l’identité fidjienne fondée sur la terre (les Indo-Fidjiens n’ont pas le droit d’être propriétaires fonciers), les traditions et le christianisme. En prônant l'instauration d'un État chrétien, elles cherchent à exclure les Indo-fidjiens du pouvoir et considèrent parfois, sous couvert de &quot;réconciliation&quot;, que la seule manière de donner au pays une unité nationale serait de convertir ces derniers au christianisme.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les communautés chinoises du Pacifique, souvent très présentes dans le commerce (dans beaucoup d'îles de Polynésie française, aller au magasin se dit &quot;aller chez le Chinois&quot;), ont longtemps été stigmatisées par les autorités coloniales (et parfois religieuses) ou les populations locales, surtout en période de crise économique. Pendant l'entre-deux-guerres, les milieux coloniaux français de &lt;b&gt;Tahiti&lt;/b&gt; ne cessaient d'agiter le &quot;péril chinois&quot;, mettant en avant la &quot;cupidité agressive&quot; des Chinois, face à &lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/01/813a210e306a92b5579e8499a100c1d3.jpg&quot; id=&quot;media-490103&quot; alt=&quot;b6ae7ae04303f9a6343e19880d10c0a1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-490103&quot; height=&quot;108&quot; width=&quot;167&quot; /&gt;laquelle le peuple polynésien - &quot;une race primitive, naïve, enfantine&quot;, écrivait l'abbé Rougier - serait sans résistance. Des&amp;nbsp; réflexions que l'on peut malheureusement encore entendre, sous des formes à peine différentes, au détour de quelques conversations d'aujourd'hui. L'histoire des Chinois de Tahiti, majoritairement de culture hakka, a donné lieu à de nombreuses publications et travaux universitaires, les plus récents étant le livre de B. Saura, &lt;i&gt;Tinito&lt;/i&gt; (Au Vent des îles, 2002), &lt;i&gt;Identité Hakka à Tahiti&lt;/i&gt; d'E. Sin Chan (Teite, 2005) - qui participera à l'atelier - ou encore la thèse de A.-C. Trémon, &quot;Les Chinois en Polynésie française. Configuration d'un champ des identifications&quot;, soutenue en 2005 à l'EHESS. Au cours de mes recherches sur le pentecôtisme en Polynésie française, je me suis moi-même intéressé aux circonstances de l'implantation du pentecôtisme, au début des années 1960, au sein de la communauté hakka de Tahiti, qui a été à l'origine de la première église pentecôtiste polynésienne, l'église Alléluia (voir l'article &lt;a href=&quot;http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00067765/en/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&quot;Le pentecôtisme en Polynésie française, une histoire hakka&quot;&lt;/a&gt;). L'église catholique a par ailleurs créé pour les Polynésiens de culture chinoise une paroisse extra-territoriale, dans le sillage du concile Vatican II qui prônait une meilleure prise en compte des langues et des cultures locales.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans beaucoup d'îles, les &lt;b&gt;commerçants chinois&lt;/b&gt; ont servi d'exutoire lors de tensions politiques: les manifestations contre le gouvernement tongien et son refus de procéder à des réformes démocratiques significatives, en novembre 2006 (voir aussi &lt;a href=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/archive/2006/09/13/mort-du-roi-tupou-iv-diaspora-eglises-et-democratie-a-tonga.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ma note du 13 septembre 2006&lt;/a&gt;), ont frappé les magasins chinois du centre-ville de Nuku'alofa, la capitale. À Honiara, capitale des îles Salomon, plusieurs centaines de commerçants chinois avaient connu le même sort en avril 2006, comme le rappelle P. de Deckker dans un article paru &lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/01/30d0c4bdd4b28002e71af499102470ca.jpg&quot; id=&quot;media-490651&quot; alt=&quot;3140c5d9863da4a298a661c8259896cf.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-490651&quot; /&gt;en juin dernier dans le magazine &lt;a href=&quot;http://www.tahiti-pacifique.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tahiti Pacifique&lt;/a&gt;: les manifestants les accusaient d'avoir financé la campagne électorale du premier ministre élu, qui dût finalement démissionner.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;D'autres communautés asia- tiques paraissent moins exposées et ont moins mobilisé l'attention des chercheurs. Nous aurons l'occasion de les évoquer, avec les interventions de J.-L. Maurer, auteur en 2006 d'un livre intitulé &lt;i&gt;Les Javanais du Caillou. Sociologie historique de la communauté indonésienne de Nouvelle-Calédonie&lt;/i&gt; (Maison des sciences de l'homme), Dominique Jouve qui s'est intéressée aux représentations des Javanais et Vietnamiens de Nouvelle-Calédonie dans la littérature et Virginie Riou, qui après une thèse à l'EHESS sur colons français des Nouvelles-Hébrides (actuellement Vanuatu), s'intéresse désormais aux parcours des travailleurs tonkinois sous contrat et de leurs descendants du début des années 1920 à nos jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Enfin, les micro-États du Pacifique sont au coeur d'&lt;b&gt;enjeux diplomatiques&lt;/b&gt; et économiques concernant les relations entre l'Occident et les puissances asiatiques ainsi que la rivalité entre la Chine continentale et Taiwan, qui se disputent notamment le soutien des Océaniens à l'ONU. Fabrice Argounes, doctorant à Science Po Bordeaux, et Sarah Mohammed-Gaillard nous en parleront lors de l'atelier de septembre prochain. Selon le recensement établi par P. de Deckker dans son article cité plus haut, &quot;Taiwan bénéficie actuellement du soutien des îles Marshall, Kiribati, Palau, Tuvalu et les îles Salomon&quot;, ce qui représente un cinquième de ses soutiens et après avoir perdu ceux de Tonga (en 1998), de Nauru (en 2002) et avoir espéré en vain celui du Vanuatu (en 2004). Rude concurrence, qui se joue aussi à travers les suventions accordées à des économies insulaires souvent fragiles.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;* Illustrations&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; (de bas en haut): fête de la communauté chinoise à Auckland (Nouvelle-Zélande) ; temple hindou à Nandi (Fidji) ; Nouvel An chinois à la cathédrale Maria No te hau de Papeete (Tahiti) ; magasin chinois de Tahiti - &lt;i&gt;pour les amateurs, cette photo fait partie d'une série de 25 photos remarquables&lt;/i&gt;, &lt;b&gt;à voir sur le blog &lt;a href=&quot;http://tahitianguy.canalblog.com/albums/magasins_de_tahiti/index.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&quot;Tahitian Guy&quot;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;
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                <title>Assises Ethno 2007</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
                                                <category>Actualités scientifiques</category>
                                                <pubDate>Fri, 05 Jan 2007 12:00:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/images/thumb_banner.png&quot; alt=&quot;medium_banner.png&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Deux associations d’anthropologues, l’&lt;a href=&quot;http://www.afa.msh-paris.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;AFA&lt;/a&gt; (association française des anthropologues) et l’&lt;a href=&quot;http://www.mae.u-paris10.fr/apras&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;APRAS&lt;/a&gt; (association pour la recherche en anthropologie sociale) ont pris l’initiative d’organiser en novembre prochain des Assises de l’ethnologie et de l’anthropologie en France. Autour des thèmes qui émergeront de la discussion collective – notamment à travers des séminaires, des rencontres et les débats sur le site Internet participatif des &lt;a href=&quot;http://assisesethno.org&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Assises&lt;/a&gt; – il s’agira d’un forum de réflexion sur les méthodes et les enjeux de la pratique anthropologique et ethnologique aujourd’hui en France. Avec Annie Benvéniste, nous avons rédigé un texte sur le thème de la &lt;a href=&quot;http://assisesethno.org/spip.php?article12&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;«construction sociale de l’altérité»&lt;/a&gt;, l’une des pistes proposées par le comité d’organisation des Assises. Plutôt qu’une prise de position, il s’agit d’une synthèse de textes préparatoires et de l’amorce d’une discussion ouverte à tous ceux qui s’intéressent à ces questions.&lt;/div&gt;
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                <title>Du ghetto au réseau : compte rendu de lecture en ligne</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
                                                <category>Actualités scientifiques</category>
                                                <pubDate>Wed, 18 Oct 2006 13:15:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/images/thumb_ghetto-reseau.jpg&quot; alt=&quot;medium_ghetto-reseau.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;134&quot; width=&quot;101&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le compte rendu du livre de Sébastien Fath, &lt;i&gt;Du ghetto au réseau, le protestantisme évangélique en France 1800-2005&lt;/i&gt;, que j'ai publié dans le numéro 134 des &lt;i&gt;Archives des sciences sociales des religions&lt;/i&gt; est désormais accessible en ligne. Vous pouvez le lire en &lt;a href=&quot;http://assr.revues.org/document3516.html&quot;&gt;cliquant ici&lt;/a&gt; ou dans la colonne de gauche (Comptes rendus de lecture).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tous ceux qui s'intéressent à l'histoire et à la progression actuelle de ce(s) courant(s) protestant(s), trouveront dans ce livre des repères essentiels et une réflexion tout à fait nécessaire sur le modèle d'organisation religieuse dont sont porteurs les églises, associations et fédérations évangéliques, entre dispersion et mise en réseaux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt;
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