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        <title>Yannick Fer - nouvelle-zelande</title>
        <description>Sociologie, anthropologie des églises de Polynésie. Les protestants évangéliques, les pentecôtistes... et tous les autres</description>
        <link>http://yannickfer.hautetfort.com/nouvelle-zelande/</link>
        <lastBuildDate>Tue, 18 Nov 2008 10:19:46 +0100</lastBuildDate>
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                <title>Pacific Party: Un parti chrétien chez les Pacific Peoples de Nouvelle-Zélande</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 10 Mar 2008 09:06:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/00/1333473925.jpg&quot; id=&quot;media-886183&quot; alt=&quot;899297544.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-886183&quot; height=&quot;121&quot; width=&quot;121&quot; /&gt; Le 20 février dernier, le député indépendant &lt;b&gt;Taito Philip Field&lt;/b&gt; a officiellement déposé auprès de la commission électorale néo-zélandaise les statuts d’un nouveau parti baptisé &lt;i&gt;Pacific Party&lt;/i&gt; et se réclamant des «valeurs chrétiennes». Né en 1952 à Apia (la capitale de Samoa), T. Ph. Field est une figure historique de l’engagement en politique des &lt;i&gt;Pacific Peoples&lt;/i&gt;, ces communautés originaires des îles de Polynésie – principalement Samoa (50%), les îles Cook et Tonga – installées en Nouvelle-Zélande à partir des années 1950 et qui représentent aujourd’hui 6,9% de la population (266,000 personnes). Il a en effet été le premier d’entre eux élu au Parlement en 1993, sous l’étiquette du parti travailliste (&lt;a href=&quot;http://www.labour.org.nz&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Labour Party&lt;/a&gt;) et dans la circonscription d’Otara, un des quartiers du Sud-Auckland où se concentrent les &lt;i&gt;Pacific Peoples&lt;/i&gt;. Ancien ministre associé des &lt;a href=&quot;http://www.minpac.govt.nz/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;i&gt;Pacific Islands Affairs&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, il a régulièrement été réélu depuis, dans la circonscription voisine de Mangere. Il siège aujourd’hui en indépendant après avoir été exclu du &lt;i&gt;Labour Party&lt;/i&gt; en février 2007 à la suite de sa mise en examen pour corruption.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les &lt;i&gt;Pacific Peoples&lt;/i&gt; ont été à l’origine recrutés en Nouvelle-Zélande sur des contrats de travail temporaires, comme main d’œuvre non qualifiée de l’industrie. Leur situation sociale reste dans l’ensemble modeste, même si on observe une certaine mobilité sociale des jeunes générations vers des emplois de «cols blancs». Dans les années 1970 et à la fin des années 1980, ils ont durement subi les retournements de la conjoncture économique et une politique de libéralisation de l’économie qui a réduit les droits sociaux. Souvent dépendants des aides sociales, ayant aussi gardé en mémoire les positions anti-immigrés de la droite néo-zélandaise à la fin des années 1970, les &lt;i&gt;Pacific Peoples&lt;/i&gt; votent massivement pour le &lt;i&gt;Labour Party&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/00/599112026.jpg&quot; id=&quot;media-873790&quot; alt=&quot;1570236787.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-873790&quot; /&gt; Ils ont pourtant été heurtés par certaines initiatives législatives récentes du gouvernement d’&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Helen_Clark&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Helen Clark&lt;/a&gt; et de ses alliés, lorsque ceux-ci n’ont pas hésité à prendre à rebrousse-poil les valeurs chrétiennes tradi- tionnelles: légalisation de la prostitution en 2003, union civile (ouverte aux couples homosexuels) en 2004 et en 2007 la loi de pénalisation des châtiments corporels sur les enfants initiée par le &lt;i&gt;Green Party&lt;/i&gt;, qualifiée de loi « anti-famille » par plusieurs leaders protestants.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les &lt;i&gt;Pacific Peoples&lt;/i&gt; se distinguent en effet de l’ensemble de la population néo-zélandaise, parmi laquelle une personne sur quatre se déclare aujourd’hui «sans religion» et où la pratique religieuse a sévèrement décliné depuis les années 1970. Le protestantisme &lt;i&gt;pakeha&lt;/i&gt; (les Néo-zélandais d’origine européenne) se partage aujourd’hui entre d’un côté des paroisses &lt;i&gt;mainline&lt;/i&gt; (anglicanes, presbytériennes et méthodistes) généralement clairsemées et âgées ; et de l’autre la progression des courants évangéliques – au sein même de ces églises ou en dehors, avec notamment le développement de &lt;i&gt;mega-churches&lt;/i&gt; urbaines. Les &lt;i&gt;Pacific Peoples&lt;/i&gt; au contraire, issus de pays qui ont fait du christianisme (implanté dans ces îles par les missions du 19ème siècle) un élément central de leur identité culturelle, sont massivement présents dans les églises protestantes, au point que celles-ci ont mis en place des structures particulières pour les accueillir (paroisses polynésiennes, instances de représentation nationales). Des églises polynésiennes historiques (&lt;i&gt;Free Wesleyan Church of Tonga&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Congregational Christian Church of Samoa&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Cook Islands Christian Church&lt;/i&gt;) se sont en outre implantées en Nouvelle-Zélande pour accompagner la migration. Les &lt;i&gt;Pacific Peoples&lt;/i&gt; constituent donc la grande majorité des pratiquants réguliers et se montrent plus attachés que leurs coreligionnaires &lt;i&gt;pakeha&lt;/i&gt; à une définition classique des valeurs chrétiennes.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Sont-ils prêts pour autant à rallier la bannière du &lt;i&gt;Pacific Party&lt;/i&gt;? Jusqu’ici, aucun des partis néo-zélandais se réclamant des valeurs chrétiennes n’a réussi à les détourner du vote travailliste. Il faut dire qu’en dépit de nombreuses recompositions et de quelques tentatives d’alliance avec le centre-droit, ces partis restent&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/01/653770720.jpg&quot; id=&quot;media-886158&quot; alt=&quot;1764551035.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-886158&quot; /&gt; généralement dominés par une droite chrétienne conservatrice dont le programme en matières sociale et économique peut difficilement séduire les &lt;i&gt;Pacific Peoples&lt;/i&gt;. À la fin des années 1990, la création de &lt;i&gt;Future New Zealand&lt;/i&gt; a marqué les débuts d’une stratégie de déconfession- nalisation visant à convaincre des électeurs au-delà du seul cercle des chrétiens pratiquants, en mettant fin à la &lt;i&gt;Christian Coalition&lt;/i&gt; qui associait jusque-là un parti strictement chrétien – le &lt;i&gt;Christian Heritage Party&lt;/i&gt; – et un parti plus modéré, le &lt;i&gt;Christian Democrat Party&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;En 2002, un second pas a été franchi avec la fusion entre &lt;i&gt;Future New Zealand&lt;/i&gt; et le parti centriste &lt;i&gt;United Future&lt;/i&gt; pour former &lt;b&gt;&lt;i&gt;United Future New Zealand&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, qui a obtenu 6,69% des voix et huit sièges au Parlement – dont quatre pour des militants chrétiens (majoritairement évangéliques). Mais le parti a éclaté en 2007, pour cause de désaccord sur la loi de pénalisation des châtiments corporels ! Retour à la case départ, avec la reformation de &lt;i&gt;Future New Zealand&lt;/i&gt; (officiellement rebaptisé &lt;b&gt;&lt;i&gt;Kiwi Party&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; depuis le 15 février 2008) dont un des leaders, Larry Baldock, a lancé une pétition afin d’obtenir un référendum pour la révision de la loi. Tout en refusant d’être réduit à l’étiquette «parti chrétien», le &lt;i&gt;Kiwi Party&lt;/i&gt; entend défendre les «valeurs judéo-chrétiennes». Il a été quitté par sa frange la plus conservatrice, qui s’est rapprochée du parti &lt;i&gt;Destiny New Zealand&lt;/i&gt; lancé en 2003 par la &lt;i&gt;megachurch&lt;/i&gt; pentecôtiste &lt;i&gt;Destiny Church&lt;/i&gt; (voir ma &lt;a href=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/archive/2007/10/11/d-une-eglise-a-l-autre-carnet-de-route-nouvelle-zelande-2007.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;note du 11 octobre dernier&lt;/a&gt;), pour former le &lt;i&gt;&lt;b&gt;Family Party&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;. Des discussions avancées ont alors eu lieu entre Taito Philip Field et les leaders de ce parti,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/02/517138642.jpg&quot; id=&quot;media-886172&quot; alt=&quot;1525765426.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-886172&quot; /&gt; qui ont longtemps cru avoir trouvé en lui le chaînon manquant pour faire se rejoindre le vote &lt;i&gt;pakeha&lt;/i&gt; chrétien conservateur et les convictions chrétiennes des &lt;i&gt;Pacific Peoples&lt;/i&gt;. C’est peut-être parce qu’il ne croyait pas à cette possibilité que Taito Philip Field a finalement choisi de créer son propre parti, le seul parti chrétien qui soit issu de la gauche de l’échiquier politique.&lt;br /&gt; Les prochaines élections, qui auront lieu fin 2008, permettront donc de savoir dans quelle mesure les convictions chrétiennes des &lt;i&gt;Pacific Peoples&lt;/i&gt; peuvent être converties en mobilisation politique ou, pour le dire autrement, si leur opposition latente à la sécularisation de la société néo-zélandaise peut prendre un tour plus militant. Elles préciseront également le poids respectif des différents courants du christianisme politique, puisqu’ils n’auront sans doute jamais été aussi nombreux en lice: un courant très conservateur (&lt;i&gt;Family Party&lt;/i&gt;), un courant polynésien (&lt;i&gt;Pacific Party&lt;/i&gt;) et entre les deux, le &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Kiwi&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kiwi&lt;/a&gt; Party&lt;/i&gt; qui considère les «valeurs judéo-chrétiennes» comme le socle à la fois historique et nécessaire de l’identité néo-zélandaise.&lt;br /&gt; Si aucun d’eux ne peut espérer égaler les deux puissants partis qui structurent la vie politique néo-zélandaise – le parti travailliste et le &lt;i&gt;National Party&lt;/i&gt; –, tous rêvent d’être le prochain «&lt;b&gt;kingmaker&lt;/b&gt;» : celui qui, dans le système électoral semi-proportionnel de la Nouvelle-Zélande (MMP, &lt;i&gt;Mixed Members Proportional&lt;/i&gt;, inspiré du système allemand) a en mains les quelques sièges décisifs dont dépend la formation d’une coalition gouvernementale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;&lt;b&gt;Photos&lt;/b&gt;: Taito Philip Field ; culte samoan à la Wesley Church (méthodiste) de Wellington (G. Malogne-Fer) ; parlement néo-zélandais (Y. Fer).&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; 
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                <title>Des églises &quot;sans étiquette&quot;: le protestantisme évangélique à Central Wellington (Carnet de route NZ 3)</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 25 Dec 2007 05:05:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/02/215757721cdf78174d96a1ed194ba5e9.jpg&quot; id=&quot;media-737963&quot; title=&quot;arise,wellington,nouvelle-zélande,christianisme,évangélique&quot; alt=&quot;b4d4c73da6a741c8559a7d244f9e526c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-737963&quot; height=&quot;122&quot; width=&quot;162&quot; /&gt;Dimanche 16 décembre 2007 à 17 heures, l’&lt;a href=&quot;http://www.arisechurch.org.nz/Wellington/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Arise Church&lt;/a&gt; présente son spectacle de Noël («Christmas Production») à l’&lt;i&gt;Opera House&lt;/i&gt; de Manners Street, au centre de Wellington. La salle de 850 places est comble, on a installé les mères avec enfants au balcon et le parterre est essentiellement constitué de jeunes &lt;i&gt;pakeha&lt;/i&gt; (Néo-zélandais d’origine européenne), même si on aperçoit aussi quelques &lt;i&gt;Pacific People&lt;/i&gt;. Le culte est organisé comme une sorte de spectacle-concert: une succession de musique rock, de chants de Noël et de chorégraphies, avant que le jeune «Senior Pastor» John Cameron bondisse sur scène pour une prédication aussi brève (30 minutes) qu’énergique. En deux mots, Jésus-Christ nous apporte la lumière pour nous sauver des ténèbres, le seul cadeau qui dure plus longtemps qu’une soirée de Noël. Même si le&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/02/11a03554608dd3eca77027e1c78fe7d5.jpg&quot; id=&quot;media-737976&quot; title=&quot;arise,wellington,nouvelle-zélande,christianisme,évangélique&quot; alt=&quot;a21f5c47f2d090259a7ef78e2522d9fd.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-737976&quot; height=&quot;116&quot; width=&quot;155&quot; /&gt; consumérisme n’apporte pas la «paix durable» de la conversion, il y aura quand même eu un peu plus tôt un heureux gagnant dans la salle, lorsque John Cameron invite les spectateurs à regarder sous leur siège à la recherche d’une petite pastille de couleur, pour gagner... un lecteur Mp3 !&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Mais le but de la soirée est d’abord de gagner de nouveaux convertis, avec un appel insistant à ceux qui veulent s’avancer jusqu’à la scène pour «donner leur cœur à Jésus». Lancée en novembre 2002, &lt;i&gt;Arise Church&lt;/i&gt; est une des églises évangéliques sans étiquette dénominationnelle qui s’efforcent d’attirer la jeune génération néo-zélandaise vers un christianisme apparemment débarrassé de ses aspects contraignants, institutionnels et «ringards». Ses cultes dominicaux ont habituellement lieu au &lt;i&gt;Paramount Theatre&lt;/i&gt;, sur Courtenay Place, l’un des hauts lieux de la vie nocturne à Wellington.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;C’est aussi ici, dans la circonscription Wellington Central, que les &lt;a href=&quot;http://www.greens.org.nz/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Greens&lt;/a&gt;, les écologistes néo-zélandais, ont obtenu en 2002 et en 2005 leur plus haut score (autour de 16%). En dépit de relations cordiales avec certains milieux chrétiens progressistes (comme l’aile gauche de l’église méthodiste), les Greens symbolisent pour beaucoup d’évangéliques la sécularisation de la société néo-zélandaise. Ils ont notamment été à l’origine de la dernière mobilisation des réseaux évangéliques, en faisant voter à l’assemblée en 2007 une loi (baptisée «anti-smacking Bill» par ses opposants) interdisant toute punition corporelle des enfants : une loi jugée «anti-famille» par la droite chrétienne qui cherche à l’abolir en rassemblant suffisamment de signatures pour obtenir un referendum. Wellington Central est en outre, selon le recensement de 2001, la circonscription la plus diplômée (avec 36% de la population de 15 ans et plus détenant un diplôme universitaire, soit trois fois la moyenne nationale) et celle qui compte la plus forte proportion de 20-30 ans (26,7%) (&lt;b&gt;1&lt;/b&gt;). A priori, pas vraiment le terrain idéal pour remplir des églises évangéliques…&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/00/29c32ee7b067f02da061e69b42953550.jpg&quot; id=&quot;media-737965&quot; title=&quot;elim,wellington,nouvelle-zélande,christianisme,pentecôtisme&quot; alt=&quot;c8875e3a1955ce20535a2d209aaad142.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-737965&quot; /&gt;Elles sont pourtant plusieurs à y rencontrer un certain succès, en adaptant leur mode d’expression (musique et format des cultes), leur discours (style «jeune», prédications souvent plus courtes) et leur organisation (&lt;i&gt;Life groups&lt;/i&gt;, réunions et cultes de jeunes). Certaines ont conservé une étiquette dénominationnelle classique, comme la &lt;a href=&quot;http://www.wn.elim.org.nz/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Elim Church&lt;/a&gt; (l’une des plus anciennes dénominations pentecôtistes, née au début du 20ème siècle en Grande-Bretagne). Mais beaucoup sont désormais sans étiquette, une stratégie adoptée également par des organisations missionnaires de jeunesse – &lt;b&gt;&lt;i&gt;Youth for Christ&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; s'est ainsi rebaptisé &lt;a href=&quot;http://www.incedo.org.nz/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Incedo&lt;/a&gt; en Nouvelle-Zélande - pour se démarquer du christianisme institutionnel. L’une des dernières arrivées est l’église &lt;a href=&quot;http://www.equipperswellington.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Equippers&lt;/a&gt;, une branche de l’église apostolique (pentecôtiste) de Grande-Bretagne, qui organise des cultes dans le centre-ville et à Porirua, la banlieue de Wellington où vivent beaucoup de &lt;i&gt;Pacific People&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Autre église sans étiquette : dimanche 25 novembre, à deux pas de Courtenay Place, culte de &lt;a href=&quot;http://www.thestreet.org.nz/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;The Street&lt;/a&gt;. Ici, pas d’appel insistant à la conversion, les cultes cherchent avant tout à mettre l’assistance (membres d’église et nouveaux venus) à l’aise et même le groupe de musique rock n’agresse pas les tympans. L’évangélisation se veut relationnelle : ce dimanche, un homme vient témoigner sur scène de la manière dont il a noué des relations avec deux personnes de passage dans son quartier, à l’occasion d’une partie de&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/02/1d6882437165e98e7895991a8f180e4e.jpg&quot; id=&quot;media-737967&quot; title=&quot;street,wellington,open brethren, frères larges, nouvelle-zélande, évangélique&quot; alt=&quot;c1a236b2db09610860567afc81802416.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-737967&quot; /&gt; pêche. Ils n’ont pas encore parlé de religion, mais ça viendra sans doute… on peut difficilement faire plus soft. L’organisation de l’église est elle aussi plus relationnelle qu’institutionnelle. Une logique de désinstitutionalisation liée à l’évolution de la société néo-zélandaise contemporaine? Pas seulement, car &lt;i&gt;The Street&lt;/i&gt; n’est pas une église récente créée pour capter l’air du temps : c’est en fait l’une des plus anciennes églises évangéliques de Wellington, issue du mouvement darbyste des &lt;i&gt;&lt;b&gt;Open Brethren&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (les «frères larges»). Son histoire remonte à 1913, lorsque l’assemblée de Vivian Street décide de se tourner vers les familles déshéritées du centre-ville, une mission qui a donné naissance à une église dix ans plus tard et construit un bâtiment en 1928. Dans les années 1950, elle déménage à Elisabeth Street, au pied du mont Victoria. Son nom officiel est alors the Elisabeth Street Church, mais on la désigne plus couramment par l’abréviation «E Street». En 2002, la croissance de l’église conduit à un nouveau déménagement, sur Hania Street, le E disparaît et l’église ne garde finalement que le nom de «The Street».&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/02/1fbad1f957064610beb7c20091e6d4ba.jpg&quot; id=&quot;media-737970&quot; title=&quot;rock church,wellington, nouvelle-zélande, new life, pentecôtisme&quot; alt=&quot;e40ba633aa3dfdaaec700cec66326ab7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-737970&quot; height=&quot;122&quot; width=&quot;163&quot; /&gt; Dans la vallée qui conduit vers Johnsonville et Porirua, au nord de Wellington, l’église &lt;a href=&quot;http://www.therock.co.nz/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;The Rock&lt;/a&gt; est l’une des plus «trendy»&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;*&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; de Wellington. D’orientation évangélique charismatique, elle tire son nom (outre la référence biblique implicite) du lieu où elle s’est installée, une ancienne carrière. Cela pourrait tout aussi bien indiquer le style de musique que l’on peut y écouter. Son mode d’organisation est assez proche de celui de &lt;i&gt;The Street&lt;/i&gt;, avec une équipe pastorale (on est prié d’appeler les membres de l’église non par leurs titres mais par leurs prénoms), des &lt;i&gt;Life Groups&lt;/i&gt; (ou cellules de maison), des groupes de jeunes, des sessions de formation et une évangélisation qui se veut encore une fois relationnelle, au risque de restreindre l'espace social de recrutement – en l’occurrence les classes moyennes pakeha. Le fondateur de l’église, Anthony Walton (issu du mouvement pentecôtiste néo-zélandais des &lt;i&gt;New Life&lt;/i&gt; churches), est aussi l'ancien leader de &lt;i&gt;Future New Zealand&lt;/i&gt;, un parti politique chrétien allié jusqu'en 2007 aux centristes de &lt;i&gt;United New Zealand&lt;/i&gt; (il était aussi jusqu’en 2007 le Deputy leader (n°2) du parti &lt;i&gt;United Future New Zealand&lt;/i&gt; né de cette alliance, jusqu’à leur rupture suite à un désaccord sur l’anti-smacking Bill). &lt;i&gt;The Rock&lt;/i&gt; a parrainé l’émergence récente, au centre-ville de Wellington, d’une église baptisée &lt;a href=&quot;http://www.blueprintchurch.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Blue Print&lt;/a&gt;, basée dans un café et qui se présente comme «a church for the un-churched, a movement for the lost and disenfranchised»&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;*&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;1.&lt;/b&gt; Raymond Miller (ed.), &lt;i&gt;New Zealand government and politics&lt;/i&gt;, 4ème édition, Oxford University Press, 2006:395-96.&lt;/div&gt; &lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;* &quot;tendance&quot; ; &quot;une église pour les sans-église, un mouvement pour les perdus et les sans-droit&quot;.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#993300&quot;&gt;Photos&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;: Y. Fer et G. Malogne-Fer (d.r.)&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>West City Christian Centre, mega-church multiculturelle (carnet de route NZ 2)</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
                                                <category>Nouvelle-Zélande</category>
                                                <pubDate>Mon, 19 Nov 2007 02:35:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/01/d09bb3db562e28113fe03c5b102ed610.jpg&quot; id=&quot;media-672611&quot; alt=&quot;3b6b2113eecb6422d93c51272d07eb99.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-672611&quot; /&gt;Le 10 octobre 2007, le &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wccc.org.nz/welcome/index.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;West City Christian Centre&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; (WCCC) d’Auckland célébrait pour la première fois le &lt;i&gt;Fidji Independence Day&lt;/i&gt;, jour anniversaire de l’indépendance fidjienne (acquise en 1970). Une manière de mettre en avant son identité multiculturelle, qui se retrouve notamment au sein des «&lt;b&gt;life groups&lt;/b&gt;» mis en place par cette mega-church pentecôtiste. L’église en compte plus d’une trentaine, des petits groupes affinitaires où on se rassemble entre voisins, entre amis, par centre d’intérêt – familles avec enfants, jeunes mariés, business, études bibliques, «addiction group», etc. – mais aussi par identité culturelle : Maori, Tuvalu.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le &lt;i&gt;West City Christian Centre&lt;/i&gt; compte en outre plusieurs groupes de danse, qui ont participé à l’animation de la soirée du 10 octobre: danses fidjiennes, indo-fidjiennes, tuvalu et rotuma (une île polynésienne incluse dans les îles Fidji).&lt;br /&gt; Alors que les communautés pentecôtistes de &lt;i&gt;Pacific People&lt;/i&gt; ou de migrants asiatiques (en particulier coréens) ont souvent créé leurs propres églises – la plus importante étant les assemblées de Dieu samoanes – ici la diversité culturelle est intégrée à la dynamique des mega-churches, qui tout en rassemblant plusieurs milliers de personnes, organisent en leur sein une vie sociale fondée sur des relations de proximité et la multiplication des activités.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Le &lt;i&gt;West City Christian Centre&lt;/i&gt; était à l’origine la &lt;i&gt;West City Assembly of God&lt;/i&gt; d’Auckland. Les &lt;b&gt;assemblées de Dieu&lt;/b&gt; néo-zélandaises&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/01/04d2bb2211b3721da26d278082f75158.jpg&quot; id=&quot;media-672586&quot; title=&quot;tak bhana,auckland,west city christian centre&quot; alt=&quot;b4a50ec48791a899c1cacdce6c712955.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-672586&quot; height=&quot;115&quot; width=&quot;112&quot; /&gt;&amp;nbsp; ont connu de nombreuses scissions depuis leur fondation au cours des années 1920. Leur histoire vient d’être retracée par Ian G. Clark, dans un livre paru en 2007, &lt;i&gt;Pentecost at the Ends of the Earth&lt;/i&gt;. On y apprend que le pasteur d’origine indienne, Tak Bhana, qui dirige aujourd’hui le WCCC, a été recruté en 1988 suite à une «crise de leadership» ayant entraîné le départ du précédent pasteur. Au cours des dix années suivantes, l’église est devenue l’une des plus dynamiques et des plus grandes assemblées de Dieu de Nouvelle-Zélande. Mais en 1998, elle a finalement quitté les assemblées de Dieu pour devenir une église indépendante.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/02/01/20c5ad8c658dad682b3c3ec31378cfa8.jpg&quot; id=&quot;media-672600&quot; alt=&quot;bec9d64f362b796c5ca18cea60c4cd3b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-672600&quot; /&gt;&lt;b&gt;Musique rock&lt;/b&gt;, gospel ou groupes culturels, les cultes du WCCC sont un spectacle efficace et professionnel, dont on peut d'ailleurs acheter l’enregis- trement sur DVD. Les prédications du pasteur Bhana cherchent avant tout à être percutantes, comme ce dimanche soir 14 octobre où de 18h à 19h, le culte est axé sur la disparition des «peurs» : en une heure chrono, grâce à la prière et à la lecture de quelques versets-clés, vous allez vous débarrasser de toutes vos peurs, annonce-t-il, avant de conclure la réunion par le traditionnel appel à ceux qui veulent «donner leur cœur à Jésus»…. jusqu’au compte à rebours final, car la réunion se termine à 19h pile. Dans la salle, des Néo-zélandais de toutes origines et de tous âges, y compris des jeunes qui, dans leur ensemble, ont pourtant tendance à déserter les églises.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/01/cf10666a161e9b91d103208bfc32efe1.jpg&quot; id=&quot;media-672603&quot; title=&quot;west city christian centre,auckland&quot; alt=&quot;40b4ea4022bec798b3c333bfe35d076d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-672603&quot; /&gt;L’église compte deux auditoriums de plus de mille places, entourés comme il se doit de grands parkings. Elle a ses propres activités missionnaires, en Chine, aux îles Salomon et au &lt;b&gt;Cambodge&lt;/b&gt;, où une église a été implantée. Début octobre, une douzaine de jeunes de l’église reviennent justement d’un séjour missionnaire au Cambodge, dont ils présentent un compte rendu en ouverture du&amp;nbsp; culte du 14 octobre.&lt;br /&gt; Le WCCC gère également le &lt;b&gt;West City Christian College&lt;/b&gt;, qui comprend une école primaire et «secondaire» (Secondary School, jusqu’à 13 ans).&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Enfin, une mega-church se doit d’avoir son service multimédia, baptisé ici &lt;a href=&quot;http://www.runningwithfire.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Running With Fire&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, qui produit des programmes pour la télévision (sur la télévision publique TV3 et sur une chaîne de télévangélisation du cable, &lt;a href=&quot;http://www.shinetv.co.nz/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Shine TV&lt;/a&gt;) et pour &lt;a href=&quot;http://www.rhema.co.nz/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Radio Rhema&lt;/a&gt;, la station de radio évangélique néo-zélandaise. Le magazine &lt;i&gt;Running With Fire&lt;/i&gt;, soustitré «Apostolic Equipping Nations», n’en est encore qu’au numéro 2. Après un texte de Tak Bhana sur le «pouvoir de la foi» où on le voit portant un tee-shirt rouge «Mountain movers», le magazine donne la parole à des animateurs d’autres mouvements, des mega-churches comme &lt;a href=&quot;http://www.willowcreek.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Willow Creek&lt;/a&gt; à Chicago ou de réseaux missionnaires internationaux : &lt;a href=&quot;http://www.pfinternational.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Pathfinders International&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.bfmmm.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bahamas Faith Ministries International&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; Le &lt;i&gt;West City Christian Centre&lt;/i&gt; se situe sur le versant «libéral» ou «Charismatic» du pentecôtisme, ce qui le distingue à la fois des assemblées de Dieu ou de l’église apostolique, plus classiques, et d’autres églises pentecôtistes nettement conservatrices comme &lt;i&gt;Destiny Church&lt;/i&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.cityimpactchurch.com/&quot;&gt;&lt;i&gt;City Impact Churches&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, en première ligne des récentes mobilisations contre des lois jugées anti-chrétiennes (voir note précédente).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>D’une église à l’autre, carnet de route Nouvelle-Zélande 2007 (1)</title>
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                <author>noreply@ (Yann)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 11 Oct 2007 23:55:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/00/01/8d1622de29bc2680a7b5c79ae77f5f0d.jpg&quot; id=&quot;media-597525&quot; alt=&quot;8615e0cc0a9b34a8845d4211bbb7506f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-597525&quot; height=&quot;155&quot; width=&quot;206&quot; /&gt;&lt;b&gt;Dimanche 7 octobre&lt;/b&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.destinychurch.org.nz/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Destiny Church&lt;/a&gt; d’Auckland, dans une zone semi- industrielle du quartier de Mount Wellington. Le culte commence à 10 heures, un peu juste pour tous ceux qui ont regardé la retransmission du match France - All Blacks (jusqu’à 9h45 heure locale) et trop dur pour beaucoup de Néo-zélandais atterrés par la défaite de leur équipe. Il manque des fidèles – surtout des hommes – dans le grand auditorium, capable d’accueillir environ 1200 personnes. Le pasteur Richard Lewis, qui remplace ce matin le président-fondateur de l’église Bishop («évêque») Brian Tamaki, a beau dire «les All Blacks ont perdu, la belle affaire» («big deal») et jurer qu’ici, on n’a pas la religion du rugby, mais celle des disciples de Jésus-Christ, il doit quand même en dire quelques mots avant de commencer sa prédication sur le thème du «royaume de Dieu». Dans cette église qui prêche l’évangile de la prospérité, une victoire des All Blacks aurait peut-être fourni une occasion de filer la métaphore sur le thème de «l’équipe gagnante», mais aujourd’hui il faudra faire sans. D’orientation pentecôtiste tendance fondamentaliste, l’église est née et a adopté son nom actuel de &lt;i&gt;Destiny Church&lt;/i&gt; au tournant des années 2000, sous l’impulsion de Brian Tamaki, ancien pasteur de l’&lt;i&gt;Apostolic Church&lt;/i&gt;. En quelques années, elle a acquis une dimension et une visibilité sans équivalent dans le paysage religieux néo-zélandais. Majoritairement maori, elle compte aujourd’hui près de 10000 fidèles et 19 églises, dont une à Brisbane, en Australie. En lançant en 2003 le parti politique &lt;i&gt;Destiny New Zealand&lt;/i&gt; (0,6% aux élections parlementaires de 2005), avec la marche «Enough is Enough» organisée devant le Parlement en août 2004 et de fréquentes déclarations fracassantes sur la nécessité de soumettre le&lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/01/b0d85bc5ded889bec53da4e13e0ca08c.jpg&quot; id=&quot;media-597503&quot; title=&quot;tamaki,destiny church, nouvelle-zélande&quot; alt=&quot;c24597c920afd00d4bd45eedc69e3f9a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-597503&quot; /&gt; gouvernement de la Nouvelle-Zélande aux lois de Dieu, Brian Tamaki est aujourd’hui devenu l’homme que beaucoup de Néo-zélandais adorent détester. Dans une société largement sécularisée, il symbolise un christianisme minoritaire mais très militant, attaché aux valeurs familiales et hostile à la construction d’un pluralisme religieux apaisé entre la multitude de religions présentes dans ce pays d’immigration. Ces réseaux militants ont eu au cours des dernières années plusieurs occasion de se manifester : controverse autour de l’éventuelle suppression de la traditionnelle prière d’ouverture au Parlement (finalement maintenue), loi «anti-smacking», contre les châtiments corporels sur les enfants – qui a suscité une pétition des milieux évangéliques – ou encore, quelques années auparavant, les lois instaurant une union civile.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://yannickfer.hautetfort.com/media/01/02/5ff784970e4d9fa289821d4b8426a387.jpg&quot; id=&quot;media-597526&quot; alt=&quot;4ea71ad7019868cf15e4013adb42135c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-597526&quot; height=&quot;144&quot; width=&quot;194&quot; /&gt; Dimanche 7 octobre toujours, 16 heures, à Takapuna au nord d’Auckland. La &lt;a href=&quot;http://www.everynation.co.nz/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Every Nation Church&lt;/a&gt;, une église charismatique établie en 2000 en Nouvelle-Zélande, n’est pas encore une méga-church (environ 120 personnes) et son culte dominical a lieu dans la salle louée à un collège catholique. Dirigée par un pasteur venu du Texas, l’église a fait ses débuts sur le campus de l’université d’Auckland, en organisant pendant deux semaines une série d’événements pour attirer les étudiants vers l’association qu’elle a créée dans ce but, &lt;i&gt;Victory Campus Ministry&lt;/i&gt;. Comme les étudiants du campus, les jeunes de l’église sont de toutes origines, Pacific Islanders (Samoans surtout), asiatiques ou pakeha (les Néo-Zélandais d’origine européenne). L’ambiance est beaucoup moins ordonnée qu’à Destiny Church et résolument tournée vers la culture jeune : musique rock à plein volume, les jeunes sautillent devant la scène. Le pasteur n’intervient que quelques minutes, laissant la parole à l’animateur d’un récent camp de jeunes, puis à plusieurs jeunes venus témoigner de ce que «Dieu a fait pour eux» pendant ce camp, au responsable d’une organisation missionnaire et enfin à un évangéliste venu de Wellington, qui assure la prédication sur le thème de l’accessibilité de l’engagement chrétien. L’église est également implantée dans le sud d’Auckland et compte des «églises sœurs» à Christchurch, Wellington ou en Australie.&lt;/div&gt; 
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