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Le livre Sociologie du pentecôtisme paraît cette semaine dans la collection 4 vents des éditions Karthala.
Le pentecôtisme et les courants charismatiques qui en sont issus ont fait l’objet ces dernières décennies de nombreuses publications, le plus souvent sous la forme d’enquêtes anthropologiques. Il manquait une synthèse plus systématique, des clés de lecture théoriques permettant de cerner – au-delà de la grande diversité de ses expressions locales – les principales caractéristiques sociologiques de ce phénomène religieux. Ce livre s’appuie sur une revue de la littérature disponible et sur des recherches personnelles conduites ces quinze dernières années pour éclairer les principaux enjeux liés à la compréhension du pentecôtisme en sciences sociales.
Quelles sont les origines du pentecôtisme et comment faire la part entre le récit légendaire forgé par les pentecôtistes eux-mêmes et la réalité historique ? Comment s’opère la conversion pentecôtiste, quelle place occupe l’institution dans ce travail de transformation des existences personnelles et que recouvre exactement l’expérience pentecôtiste de la « guérison » ? Quel rôle y jouent les émotions ? Quelles relations les différents courants du pentecôtisme entretiennent-ils avec la globalisation et les cultures locales ? Et en quoi le pentecôtisme est-il aussi un acteur politique ?
L’ambition de ce livre est de faire du pentecôtisme un objet sociologique, susceptible d’éclairer les évolutions contemporaines des rapports entre autonomie individuelle, institution, autorité et engagement.
Le numéro 124 de la revue Genèses, qui vient de paraître, comprend un dossier thématique sur le thème "(Se) convertir" que j'ai coordonné avec Gabrielle Angey et Martial Vildard.
Ce numéro est né dans le prolongement d'une journée d'étude organisée en mai 2018, "Devenir soi-même : travail sur soi et ressorts institutionnels de la transformation biographique ». Son ambition est de contribuer, à partir d’une analyse sociologique des conversions religieuses, à une compréhension plus générale des transformations des formes de l’autorité, du travail institutionnel et des processus de (re)socialisation dans des sociétés valorisant l’autonomie individuelle.La conversion est donc appréhendée non comme une spécificité religieuse, mais comme une des déclinaisons du changement individuel.
En allant au-delà du discours de l’individualisation, il s’agit d’observer au plus près les ressorts concrets de ces transformations biographiques, de préciser les relations qui s’y nouent entre individus, communautés et institutions, et les rapports existants entre des processus longs de socialisation et des évènements ou circonstances particulières.