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Actualités scientifiques - Page 3

  • Atelier "Genre, classe, race et... religion ?" (23 mars 2018)

    Affiche 23 mars.jpgLe programme PSL "Agenda pour une sociologie critique des religions" tiendra son troisième atelier le 23 mars 2018 à Paris,  sur le thème Genre, classe, race et... religion ? L'intersectionnalité en questions.

    23 mars 2018, 14h-18h

    ENS - Salle R2-01

    48, bd. Jourdan, 75014 Paris

    L’intersectionnalité est un concept convoqué de façon à la fois croissante et hétérogène dans les champs académique et militant. En dépit d’une forte circulation internationale, il fait l’objet d’usages contrastés dans les sciences sociales francophones et anglophones (Chauvin & Jaunait, 2012), tout en suscitant de nombreux débats (McCall, 2005 ; Chauvin & Jaunait, 2015 ; Fassa, Lépinard & Roca i Escoda, 2016). Le concept connaît surtout une expansion certaine, à mesure que le traditionnel triptyque genre/classe/race se voit élargi à l’âge, à la sexualité et à la santé dans certains travaux. Qu’en est-il de la religion ? Des voix se font en effet entendre pour intégrer le religieux aux efforts de théorisation intersectionnelle (Lépinard, 2014 ; Weber, 2015). En rappelant que l’intérêt principal de l’intersectionnalité n’est pas de souscrire à une vision arithmétique et énumérative des formes de domination qui pèsent sur les individus, mais bien plutôt d’étudier l’imbrication des logiques catégorielles (Crenshaw, 2005 ; Ridgeway et Kricheli-Katz, 2013 ; Bentouhami, 2015) ainsi que la consubstantialité des rapports de pouvoir (Kergoat, 2009), cet atelier permettra d’interroger la place du religieux dans les théories intersectionnelles et de revenir sur les défis méthodologiques posés par ces dernières. L’analyse sociologique des religions, appréhendées à la fois comme systèmes normatifs et pratiques sociales quotidiennes, doit permettre de mieux tenir compte de l’importance des religions comme lieu de socialisation et d’incorporation des normes de genre et comme espace social d’expérimentation des rapports de pouvoir. A travers trois interventions qui feront dialoguer réflexion théorique et éléments empiriques, cet atelier propose d’étudier les apports et les limites, pour les sciences sociales des religions, de l’intersectionnalité et de montrer comment l’analyse du religieux pourrait enrichir ces approches intersectionnelles.

    Programme de l'après-midi

    14h-14h45. Sébastien Chauvin (professeur associé en études genre, GEG, ISS, Université de Lausanne). L'intersectionnalité contre l'intersection.

    14h45-15h15. Discussion

    15h15-16h. Simona Tersigini (MCF en sociologie, Université Paris Nanterre, Sophiapol). Un esprit pur par un corps pur. Vertu et écueils de la démarche intersectionnelle dans l'analyse du religieux en situation migratoire.

    16h-16h30. Discussion

    Pause

    16h45-17h30. Sophie Rétif (MCF en sociologie, Université Paris Nanterre, IDEHE.S). Enjeux religieux, de classe et de genre dans des associations familiales catholiques.

    17h30-18h. Discussion

    Discutantes : Gwendoline Malogne-Fer et Juliette Galonnier

    Pour télécharger le programme complet, incluant résumés et références bibliographiques, cliquez ici.

  • Science et religion (publication)

    science&religion-couv.jpgJe viens de publier aux éditions CNRS Alpha, avec mes collègues Claude Dargent et Raphaël Liogier, le livre collectif Science et religion issu de sessions organisées par le réseau thématique « Sociologie et religions » de l'association française de sociologie. Ci-dessous, le texte de présentation (quatrième de couverture) et la liste des auteurs.

    Présentation. La question des relations entre science et religion est un classique de la controverse. Souvent vues comme conflictuelles, ces relations peuvent être envisagées à partir de différents points de vue. Bien des disciplines ont en effet des choses à dire dans ce domaine. Anthropologie, philosophie, histoire, droit seront ainsi convoqués dans les contributions rassemblés dans cet ouvrage.

    La sociologie y occupe néanmoins une place privilégiée. De Émile Durkheim et Max Weber jusqu’aux auteurs les plus contemporains, sociologie des religions et sociologie des sciences ne cessent en effet de se croiser. Et les différentes études de cas présentées dans l’ouvrage démontrent qu’on ne peut pas réduire les rapports entre sciences et religions à un combat structurel : si les exemples de conflit sont nombreux, on constate aussi l’existence de « zones grises » où ces deux registres se rencontrent et se mêlent.

    Auteurs. Claude Dargent, Laetitia Ogorzelec-Guinchard, Elsa Déléage, Claire Reggio, Ludovic Bertina, Gwendoline Malogne-Fer, Nora Demarchi, Judith Hermann-Mesfen, Nicolas Le Dévédec, Yannick Fer et Raphaël Liogier.

    Pour télécharger le sommaire, cliquer ici.

  • Atelier "Religion, inégalités et rapports de classe"

    affiche 6 nov.jpgLe programme PSL "Agenda pour une sociologie critique des religions" tiendra son second atelier le 6 novembre 2017 à Paris,  sur le thème Religion, inégalités sociales et rapports de classe.

    6 novembre 2017, 14h-18h

    ENS - Salle R2-02

    48, bd. Jourdan, 75014 Paris

    En lien avec le colloque de l’association française de sciences sociales des religions (AFSR) de février 2018, qui portera sur « Religion et classes sociales », cet atelier vise à rouvrir la discussion sur l’articulation entre, d’une part, les pratiques ou les appartenances religieuses et, d’autre part, les rapports sociaux de domination et de distinction. La circulation mondiale des croyances et l’accent mis sur les processus contemporains d’individualisation du religieux ont pu laisser croire à un découplage entre expériences religieuses et déterminations sociales. Pour autant, les « bricolages » religieux eux-mêmes restent façonnés par « le poids des dispositions sociales différenciées et du capital culturel inégal des individus consommateurs » (Mary, 2001 : 30, Hervieu-Léger, 2001 : 127). Et, comme le souligne V. Altglas (ci-dessous), « les biens de salut promis par un même mouvement religieux ont différents effets sur les acteurs sociaux, en fonction du capital financier, culturel et social qu’ils possèdent initialement ». Au-delà des dynamiques de dispersion et d’individualisation des pratiques religieuses, on s’interrogera donc sur la manière dont la religion participe à la recomposition des rapports de pouvoir et des déterminations sociales, dans un contexte de mondialisation et de domination de l’économie néo-libérale.

    MARY A., 2001, « En finir avec le bricolage ? », Archives de sciences sociales des religions 116, pp. 27-30.

    HERVIEU-LÉGER, D., 2001, La religion en miettes ou la question des sectes, Paris, Calmann-Lévy.

     

     

    Programme de l'après-midi

    14h00-14h45 : Anne-Catherine Wagner (Paris I, CESSP), Les usages sociologiques de la notion de classe sociale dans un contexte de mondialisation.

    14h45-15h15 : Discussion

    15h15-16h00 : Véronique Altglas (Queen’s University, Belfast), Ce que la lumière donne à Daren et Catherine : biens de salut et stratification sociale.

    16h00-16h30 : Discussion

     (Pause)

    16h45-17h30 : Ana Perrin-Heredia (CNRS, CURAPP-ESS), Éthique musulmane et esprit populaire honorable : une rencontre miraculeuse ?
     

    17h30-18h00 : Discussion

    Discutante : Céline Béraud (EHESS, CESOR).

     

    Le programme détaillé, incluant les résumés et références bibliographiques des interventions, est disponible sur le site du programme.