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25 août 2006

Hakka Protestants in Tahiti

medium_nz_japon.jpgA few months ago, I made my article on Hakka Protestants in French Polynesia, published in 2004 in Perspectives Chinoises, accessible on the web in its French version. This article was also published in English (China Perspectives n°57, 2005).
Those who already know the history of Chinese migrations know that Hakka outside China form a very strong Diaspora. In French Polynesia, migrations began in 1865 and were organized by the French Colonial Administration to fit the needs of workers expressed by a big plantation established in Tahiti.

Here is the abstract of this article:
While Pentecostalism exists today in French Polynesia, as in all the South Pacific States, it has followed an unusual path there, taking roots initially (during the 1960s) within the Hakka Chinese immigrant community. Long perceived by the historic Protestant Church as “Chinese-style Protestantism”, it initially gave birth to several Hakka Churches, each of which combined cultural identity, integration into Polynesian society and adherence to Christianity in different ways. However, after a series of secessions, a significant number of Hakka converts and their children are to be found in a transcultural Church, the Assemblies of God of French Polynesia. The intersecting histories of Pentecostalism and of the Hakka community in French Polynesia thus bear witness, in an exemplary fashion, to the gradual construction of a plural society (both multicultural and multi-confessional), which is in tension with the adherence of (almost) all the population to Christianity, as well as with individual cultural identities.

To read this article, click on "Hakka History" in the left column (À lire PDF).
[Nb.This PDF file has been recorded backward, so the last page of the document is in fact the first page of the article].

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22 août 2006

Presentation

With this first text of presentation, I am beginning to build the English side of this blog. It may be not perfect, as you can guess English is not my mother tongue, but I hope it can be useful to those interested in these matters.


medium_CICC_Matavera.JPGThe islands of Polynesia are located in a triangle whose three corners are New Zealand (South), Rapa Nui also called Easter Island (East) and Hawaii (North). French Polynesia is roughly at the centre of this triangle and is made of five archipelagos: The Windward Islands (Tahiti and Moorea), the Leeward Islands (the most famous being Bora Bora), the Austral Islands, the Tuamotu-Gambier and the Marquesas.
Those who know contemporary Polynesia and more widely Oceania, know how essential is the place of Christianity in these societies. This is obviously not what the tourism industry chooses to sell destinations like Tahiti, even if one can see every Sunday morning some tourists – on the advice of their guides – attending the services of the Protestant Churches in French Polynesia, Cook Islands or elsewhere to hear the traditional hymns. Until recently, the Oceanists haven’t seen Christianity either as a valuable object of study, considering it as a fatal danger for local cultures or preferring to ignore it in order to focus on what seemed to have “resisted” or what was going to be shortly erased from memories.
The subject of this blog is Polynesia of today, that has been Christian for more than 100 years, and more specifically the last wave of Christianity in Polynesia: Evangelical and Pentecostal Protestants, who are experiencing since the 80’s a rapid growth, mainly at the expense of the Historical Protestant Churches.
Speaking about Polynesia of today means to take into account the 232000 Pacific people living in New Zealand, Samoans, Tongans, Cook Islanders (more numerous in New Zealand than in their country of origin), Tuvaluans, Niueans… Auckland is the Capital of this Polynesian Diaspora, concentrated in the South suburbs of Otara and Mangere. Polynesia is nowadays also urban: 53% of the inhabitants of French Polynesia are living in town, 48% in the American Samoa, 32% in Tonga.
The choice of Polynesia as a field of research is not a way to escape from the strong currents of the contemporary word to take refuge in the quiet lagoons of exotic paradises. It is a way to understand evolutions of Christianity whose scale and consequences are still largely unknown: the worldwide expansion of Evangelicals and Pentecostals, the rise of new missions from Africa, Asia and Oceania that aim to re-evangelize the Western countries… among other things.
 
(Photo : the Protestant Temple of Matavera, Cook Islands Christian Church, Rarotonga. Copyrights G. Malogne-Fer)

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16 août 2006

Histoire et mésaventures des "frères larges" et "étroits" en terres polynésiennes

medium_darby-polynesie2.jpg Décrits par Stendhal comme des « Jansénistes du protestantisme », les darbystes sont apparus au milieu du 19ème siècle sous l’influence de John Nelson Darby, ancien prêtre anglican. « Ils considèrent », explique S. Fath dans Du Ghetto au Réseau, les protestants évangéliques en France, 1800-2005 (Labor et Fides, 2005), « que toutes les églises ont failli, et qu’il convient de supprimer toute forme de clergé et de liturgie, au profit d’une piété ascétique et collégiale ou chacun peut prêcher » (p. 112). En 1845, une scission au sein du mouvement des frères de Plymouth aboutit à la constitution d’un courant darbyste proprement dit, ou « frères étroits » (en anglais « Exclusive Brethren »), qui se distingue d’un courant moins rigoriste appelé « frères larges » (« Open Brethren »). On imagine aisément une communauté de « frères » dans une des petites vallées du Jura suisse, mais sait-on qu’ils sont aussi présents depuis 1852 en Océanie ?
C’est en effet en 1852 que les premiers « frères » (« larges ») arrivent en Nouvelle-Zélande, une histoire à laquelle l’historien Peter Lineham, spécialiste du christianisme néo-zélandais, s’est particulièrement intéressé. C’est donc vers lui que se sont tournés les médias néo-zélandais quand, au cours de la campagne pour les élections législatives de septembre 2005, il est apparu que des « frères étroits » avaient écrit et massivement distribué, en concertation avec le parti conservateur, des tracts anonymes violemment hostiles aux partis vert et travailliste ! Comment comprendre qu’un groupe se proclamant en retrait du « monde » et refusant de voter intervienne de cette manière dans le jeu politique ? L’affaire a donné lieu à plusieurs semaines d’interrogations, de rebondissements et de polémiques (que l’on peut retrouver sur le site internet du NZ Herald), jusqu’à ce que les sept « frères étroits » impliqués, hommes d’affaires du nord de la Nouvelle-Zélande, acceptent de donner une conférence de presse au cours de laquelle ils ont expliqué leur intervention par leurs convictions « fondamentalistes » (« We are Fundamentalists ») et leur volonté d’épargner au pays un déclin moral irréversible. Ces péripéties et le nombre des « frères » concernés ont bien sûr inspiré aux dessinateurs de presse des caricatures sur le thème de Blanche Neige (rôle tenu par Don Brash, le leader du National Party) et les sept nains. D’autres « frères étroits » ont depuis conduit une campagne similaire sur l’île australienne de Tasmanie.
Au recensement de 2001, la Nouvelle-Zélande (environ 4 millions d’habitants) comptait 1950 « frères étroits », 10149 « frères larges », à quoi s’ajoutent des « frères » recensés comme « frères de Plymouth » (435, peut-être les FP4 évoqués par S. Fath dans une note de mai dernier ?) ou simplement comme « Brethren » sans autre précision (7503). Les « frères larges » néo-zélandais ont mené des missions parmi les Maori et ont en outre contribué à la diffusion du mouvement dans les îles polynésiennes. Les études de cas publiées dans le livre récent Globalization and the Re-Shaping of Christianity in Oceania (voir note antérieure) permettent d’en retrouver la trace :
- à Samoa.
La Apia Christian Fellowship est née en 1954 de la rencontre entre un missionnaire précédemment implanté chez les Maori (alors en escale à Fidji entre les îles Cook et la Nouvelle-Zélande), un missionnaire samoan de la London Missionary Society’s Samoan Congregation à Fidji et un couple d’enseignants samoans méthodistes. Elle compte environ 500 membres, qui se réunissent au Gospel Hall de la capitale samoane.
- à Tuvalu.
Les frères y sont présents depuis 2001, à l’initiative de deux Tuvaluans convertis à Fidji, avec une communauté embryonnaire d’une quarantaine de personnes.
Ce qui suggère, même si le chapitre consacré à Fidji ne le dit pas, que des groupes de « frères larges » existent également à Fidji.
 
 
(illustration : John N. Darby en Polynésie, collage Y. Fer) 

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