Je viens de rendre un des mes articles accessible en ligne, par le biais du système HAL : "Le pentecôtisme en Polynésie française : une histoire hakka", un article paru en 2004 dans la revue Perspectives Chinoises. Ceux qui connaissent déjà l'histoire des migrations chinoises savent que les Hakka hors de Chine forment une diaspora très importante. En Polynésie française, l'immigration a débuté en 1865, organisée par les autorités coloniales pour satisfaire les besoins de main d'oeuvre d'une entreprise de plantation.
Voici le résumé de cet article :
Si le pentecôtisme est aujourd’hui présent en Polynésie française comme dans l’ensemble des États du Pacifique sud, il y a suivi un chemin singulier, en s’implantant d’abord (au cours des années 1960) au sein de la communauté des immigrés chinois de culture hakka. Longtemps perçu par l’église protestante historique comme un “ protestantisme à la chinoise ”, il a d’abord donné naissance à plusieurs églises hakka, qui ont chacune élaboré des combinaisons différentes entre identité culturelle, intégration à la société polynésienne et adhésion au christianisme. Mais, de scission en scission, c’est finalement dans une église transculturelle (les assemblées de Dieu de Polynésie française) que se sont retrouvés une bonne part des convertis hakkas et de leurs enfants. L’histoire croisée du pentecôtisme et de la communauté hakka en Polynésie française témoigne ainsi, de manière tout à fait exemplaire, de la constitution progressive d’une société plurielle (multiculturelle et multiconfessionnelle), en tension entre l’appartenance de tous (ou presque) au christianisme et les identités culturelles de chacun.
Vous pouvez le lire en cliquant ici ou sur "Une histoire hakka" dans la colonne de gauche. Bonne lecture.
Le parti indépendantiste qu’il préside, le Tavini Huiraatira, a souvent été considéré comme peu favorable à la cause des femmes, notamment parce que la lutte contre la domination française s’accommode mal d’une lutte des femmes contre la domination des hommes ma’ohi (autochtones), et que dans l’imaginaire colonial les femmes sont facilement soupçonnées d’être trop conciliantes : en se mariant avec des métropolitains, en réussissant mieux à l’école française ou en nouant des relations plus suivies avec les administrations (en particulier les services sociaux et de santé qui assurent le suivi des enfants, dont elles ont la charge). Mais avec l’entrée en vigueur de la loi sur la parité en politique – mieux appliquée en Polynésie française qu’en France métropolitaine – on a vu apparaître sur la scène politique polynésienne des militantes indépendantistes qui témoignent de ce que l’engagement en politique est désormais, dans tous les camps, aussi une affaire de femmes. Plusieurs figures féminines occupent aujourd’hui le premier plan de la scène politique polynésienne, comme 